Nantes: L'école des beaux-arts impatiente de s'installer dans les halles Alstom

EDUCATION L'école et ses 300 étudiants doivent emménager en 2017 sur le site transformé des anciennes halles Alstom, sur l'île de Nantes...

Frédéric Brenon

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Le chantier de l'école des beaux-arts sur l'île de Nantes. Lancer le diaporama
Le chantier de l'école des beaux-arts sur l'île de Nantes. — F.Brenon/20MInutes

La livraison du bâtiment n’est espérée que pour février 2017. Mais Pierre-Jean Galdin, le directeur de l’école supérieure des beaux-arts de Nantes, l’avoue bien volontiers : il « trépigne » déjà d’impatience. Actuellement répartis sur deux sites (près de l’hôtel de ville et quartier Saint-Félix), l’école et ses 260 étudiants préparent leur déménagement au sein des halles Alstom, sur l’île de Nantes.

Le chantier, spectaculaire, a débuté il y a près d’un an et permet déjà de voir se dresser, au milieu des éléments du passé industriel conservés, les lignes du projet dessiné par l’architecte réputé Franklin Azzi.

Le double des surfaces actuelles

« C’est un bâtiment ambitieux de 9.650 m2, soit le double de nos surfaces actuelles, explique Pierre-Jean Galdin. Il y aura de grands plateaux pour nos ateliers, un amphithéâtre, des salles de cours, des coursives, un grand parvis, mais aussi une bibliothèque et une galerie d’exposition que l’on souhaite ouvertes au public. » Les locaux, installés en deux blocs de trois étages, feront la part belle à la transparence depuis la rue.

Rapprochement entre écoles et internationalisation

L’arrivée sur l’île de Nantes permettra à l’école des beaux-arts de développer des projets associés avec les établissements voisins, en particulier l’école d’architecture. « Les passerelles sont fondamentales. Les créateurs s’échangent les bonnes idées. Tout le monde est tiré vers le haut », insiste Pierre-Jean Galdin.

L’école des beaux-arts veut aussi profiter du nouveau site pour accroître ses effectifs (jusqu’à 500 étudiants à moyen terme) et s’ouvrir davantage à l’international (30 % d’étudiants étrangers contre 12 % aujourd’hui).

Mais aussi un restaurant, une pépinière d’entreprises, la cantine numérique…

Si l’école des beaux-arts occupera la plus grande partie du site Alstom, les autres halles ne resteront pas en friche. Le long de la rue de la tour d’Auvergne, la halle 6 accueillera un hôtel d’entreprises et la cantine numérique à la rentrée 2017. Au même moment, les halles 1 et 2 recevront une « agora gourmande » dotée d’un restaurant, d’un bar et d’une boutique gastronomique.

En 2018, un pôle universitaire dédié aux cultures numériques complétera à son tour la halle 6 (partie ouest), tandis qu’une plateforme d’animation économique ouvrira halles 1 et 2. Trois nouvelles rues, dont deux couvertes, relieront ces différents équipements.