Nantes: Ses bonbons anglais d'Halloween font un malheur

COMMERCE La confiserie de Maxime Tait, spécialisée dans les bonbons britanniques, propose des variétés aux parfums et effets pour le moins surprenants...  

Frédéric Brenon

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Maxime Tait, gérant de la boutique Q&K confiserie
Maxime Tait, gérant de la boutique Q&K confiserie — F.Brenon/20Minutes

Passionné de sucreries depuis qu’il est tout petit, Maxime Tait, 24 ans, a ouvert sa propre confiserie début juin en centre-ville. Mais Queen & King confiserie n’est pas une boutique de bonbons comme les autres : elle est spécialisée dans les douceurs britanniques. Jelly beans, chewy, barres, bubblegum, fudge, chocolats… Plus de 300 variétés d’Outre-Manche, vendues au détail ou en bonbonnière, sont présentées sur des étagères d’antan. Et ça plaît.

« Le succès est au-dessus de mes espérances, se réjouit Maxime Tait, Anglais par son père. Le bouche-à-oreille marche très fort dans les cours d’école, sur les réseaux sociaux. Toutes les générations se confondent, c’est un pur bonheur. »

Des gommes qui « arrachent la tête »

A l’approche d’Halloween, la fréquentation est encore montée d’un cran. Et le confiseur sait exactement quels bonbons conviennent pour l’occasion. « Les souris en sucre, les dentiers, les têtes de mort, les bonbons épicés ou les champignons noix de coco plaisent beaucoup. Il y a aussi les "mega sour" et "monster mega sour", des gommes acides qui arrachent la tête. Ils sont interdits aux moins de 8 ans. Et c’est justifié. »

Maxime Tait recommande aussi les Fizzers, Fizz wizz et Sherbet, pastilles qui moussent, crépitent ou pétillent en bouche. « C’est délirant », assure-t-il.

Dragées surprises au goût vomi, œuf pourri ou crotte de nez

Mais les friandises de loin les plus demandées, celles qui s’arrachent chez les plus jeunes, ce sont les bonbons Harry Potter. Les Chocogrenouilles et Gommes de limaces pour commencer. Et, surtout, les Dragées surprises de Bertie crochue (Bertie bott’s beans) : une boîte de friandises aux parfums classiques (cerise, fraise, etc.) ou carrément surprenants (vomi, saucisse, crotte de nez, œuf pourri, gazon…). « Ce n’est pas que du marketing. Si on tombe sur un mauvais, c’est réellement dégueu, répugnant. L’intérêt c’est de se marrer », explique Maxime Tait.

« Ils font partie de la culture britannique »

Le reste de l’année, ce sont les oursons jelly babies, les jelly beans goût punch, les gommes de fruits vinaigrées (wine gum) et les gommes à la rhubarbe qui se vendent le mieux. « Ces bonbons sont des valeurs sûres depuis des dizaines d’années en Angleterre, indique Maxime Tait. Ils font vraiment partie de la culture britannique. Mais je ne m’attendais pas à ce que leur notoriété soit si grande en France. »

Encouragé par le succès de cette seconde boutique –la première avait été créée en 2013 à Angers– le fondateur de Q & K confiserie prépare désormais l’ouverture d’un troisième magasin, en centre-ville de Rennes, en juin 2016.