Le port de Nantes-Saint-Nazaire veut devenir une «référence de la transition énergétique»

ECONOMIE Le Grand port maritime vient de présenter son projet stratégique pour les cinq prochaines années...

Frédéric Brenon

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 Le port de Nantes Saint-Nazaire espère, notamment, développer le trafic céréalier
Le port de Nantes Saint-Nazaire espère, notamment, développer le trafic céréalier — © Fabrice ELSNER

Le Grand port maritime de Nantes-Saint-Nazaire a présenté ce lundi son projet stratégique 2015-2020. Cet exercice de projection à cinq ans, imposé par l’Etat aux sept principaux ports de commerce français (Marseille, Le Havre, Dunkerque, Nantes, Rouen, La Rochelle et Bordeaux), est l’occasion pour le port d’exprimer noir sur blanc sa nouvelle ambition de devenir à moyen terme une « référence de la transition énergétique et écologique ».

Un objectif basé sur le constat d’une trop grande dépendance aux échanges d’énergies fossiles (pétrole, gaz et, à un degré moindre, charbon), lesquels représentent près de 70 % du trafic total portuaire (26,7 millions de tonnes en 2014).

« Les trafics annuels de pétrole et gaz varient en fonction du marché mondial, sur lequel nous n’avons aucune prise. Il est de notre devoir de s’extraire de cette dépendance. On aura toujours besoin des énergies fossiles, mais on doit aussi préparer l’avenir », est convaincu Jean-Pierre Chalus, président du directoire du port de Nantes-Saint-Nazaire.

Le développement éolien comme atout, mais pas

Pour réussir sa transition, le port mise ainsi sur le fort développement des éoliennes maritimes, impulsé notamment par Alstom et STX. Un parc éco-industriel dédié aux expérimentations en matière d’énergies renouvelables doit également être aménagé sur le site du Carnet (Frossay) l’été prochain. Le port observe aussi avec intérêt les investissements réalisés par la raffinerie Total de Donges et la centrale EDF de Cordemais pour réduire leur impact environnemental.

Le Grand port maritime cherche par ailleurs à développer son trafic céréalier, grâce à l’agrandissement de son site de stockage de Montoir, de même que le transport ferroviaire desservant ses équipements. Une plus grande attention sera également portée aux opportunités immobilières sur des terrains lui appartenant et à la préservation des espaces naturels.

170 millions de dépenses d'ici cinq ans

Pour le reste, le port prévoit d’investir 170 millions d’euros d’ici à 2020. Les plus grosses dépenses concerneront l’extension des quais et l’ajout de portiques à Montoir-de-Bretagne d’ici à 2017 afin de permettre l’accueil de plus gros navires, l’ouverture d’un nouveau poste roulier à Montoir en décembre prochain, ainsi que l’optimisation des espaces de la zone portuaire de Cheviré sud ces prochains mois.

Nantes-Saint-Nazaire est le quatrième port français en volume de marchandises et le premier de la façade atlantique.