Nantes: Après l'incendie, la basilique Saint-Donatien est en travaux jusqu'à fin 2019

INCENDIE La première phase des travaux de réparation de l'édifice incendié en juin débute cette semaine...

Frédéric Brenon

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Une grue de 90 m de haut intervient sur le chantier de la basilique Saint-Donatien.
Une grue de 90 m de haut intervient sur le chantier de la basilique Saint-Donatien. — F.Brenon/20Minutes

Quatre mois après l’incendie de la basilique Saint-Donatien, le temps des expertises et des consultations d’entreprises est désormais révolu. Les travaux tant attendus commencent cette semaine.

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La première phase du chantier, celle de la sécurisation et de la réparation, s’étalera jusqu’en fin d’année 2016. Il faut d’abord, jusqu’à mi-décembre, évacuer les matériaux pouvant tomber du toit (éléments de bois calcinés et ardoises pour l’essentiel) et consolider les pignons latéraux exposés aux vents. Le tout à l’aide d’une très haute grue (90 m).

Le risque d’effondrement de la voûte demeure

Puis, entre mi-décembre et mi-janvier, il y aura l’installation d’un « parapluie géant », en fait une couverture métallique de 400 m2, au-dessus de la charpente, afin de mettre hors d’eau le bâtiment. Deux étapes jugées « extrêmement complexes en raison de l’instabilité » des éléments de toiture.

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Viendra ensuite, de janvier à décembre 2016, le temps de la reprise de la voûte en pierre, de l’évacuation des nombreux matériaux tombés plus bas, et du diagnostic du grand orgue resté inaccessible pour des raisons de sécurité.

« Le risque d’effondrement de certaines parties de la voûte demeure. Ce n’est qu’aux environs de la fin mars qu’on saura dire si le bâtiment est en sécurité », explique Pierluigi Pericolo, architecte, spécialiste de la restauration d’églises.

Quatre ans de travaux, huit millions d'euros

La seconde phase du chantier, celle de la reconstruction, devrait s’étaler de 2017 à fin 2019, indique la ville de Nantes. « Il est trop tôt pour se prononcer sur une date de réouverture au public. Le planning peut évoluer en fonction des études restant à réaliser et des aléas des travaux », justifie Florent Cortet, directeur Bâtiment-architecture-travaux-ingéniérie de la mairie de Nantes.

Le coût global de ces quatre années de travaux est estimé à huit millions d’euros. La première phase, à elle seule, coûtera 2,8 millions d’euros. La ville de Nantes est propriétaire de la basilique, mais c’est son assureur qui réglera la facture. « Tout sera pris en charge par l’assurance, promet Olivier Château. Ça ne coûtera rien au contribuable nantais. »