Nantes: Les commerces de périphérie n'ouvriront pas les dimanches avant Noël

ECONOMIE Nantes métropole veut limiter la possibilité d’ouvrir deux dimanches avant Noël aux seuls magasins de centres-villes…

Frédéric Brenon

— 

Nantes, le 14 décembre 2014, la foule en centre-ville un dimanche après-midi où les commerces sont ouverts pour la première fois
Nantes, le 14 décembre 2014, la foule en centre-ville un dimanche après-midi où les commerces sont ouverts pour la première fois — Frederic Brenon / 20 Minutes

Malgré leurs demandes répétées, les centres commerciaux et magasins de périphérie n’ouvriront pas leurs portes les dimanches avant Noël. Nantes métropole a en effet décidé de renouveler le dispositif mis en place pour la première fois l’an dernier : les boutiques seront autorisées à ouvrir deux dimanches après-midi (14h à 19h) avant les fêtes de fin d’année, dans le périmètre des centres-villes et centres-bourgs uniquement. Un vœu en ce sens sera soumis au vote des élus du conseil métropolitain ce lundi.

Cette autorisation, délivrée par les maires de chaque commune, ne sera toutefois envisagée qu’avec les accords préalables des organisations syndicales et des commerçants. Or ces accords n’ont pas encore été conclus, notamment parce que certaines galeries marchandes de périphérie refusent de se voir écartées du dispositif une seconde année.

« S’il n’y a pas d’accord, il n’y aura aucune ouverture »

« Je souhaite que l’intérêt général l’emporte, indique Johanna Rolland, présidente de Nantes métropole. Notre position est claire : nous n’irons pas plus loin que ce qui avait fonctionné en 2014. S’il n’y a pas d’accord, il n’y aura aucune ouverture. »

« Ce scénario serait une catastrophe, tout le monde y perdrait, s’inquiète Nathalie Deniau-Million, présidente de l’association des commerçants du centre-ville nantais. C’est vrai que la pression de la part de la périphérie est plus forte cette année. Mais je reste optimiste. Le souhait de tous est d’avancer plutôt que de reculer. »

Bilan globalement positif

L’ouverture des boutiques deux dimanches après-midi avant Noël avait été l’an dernier globalement considérée comme une réussite, tant au niveau de la fréquentation des centres-villes qu’au niveau des chiffres d’affaires. L’accord conclu par les organisations syndicales affirmait notamment que ne pouvaient travailler que les salariés volontaires et bénéficiant de contreparties financières (doublement du taux horaire).