Notre-Dame-des-Landes: «Ce projet nous le soutenons et il se fera», insiste Manuel Valls

PROJET D'AEROPORT Au Sénat ce jeudi, le Premier ministre a réaffirmé que les travaux pouvaient démarrer. Et prévenu les Zadistes de sa détermination...

F.B.

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Le Premier ministre Manuel Valls est déterminé à voir se construire l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.. AFP / E. Feferberg FEFERBERG
Le Premier ministre Manuel Valls est déterminé à voir se construire l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.. AFP / E. Feferberg FEFERBERG — AFP

Interrogé jeudi après-midi au Sénat par le sénateur UDI Joël Guerriau sur l’avenir du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Manuel Valls a répondu avec détermination. Il confirme que les travaux pourraient débuter sans attendre.

« Le tribunal administratif de Nantes a rejeté au mois de juillet l’ensemble des recours déposés contre les arrêtés préfectoraux, qui autorisaient le lancement des travaux du futur aéroport du Grand Ouest. La décision du tribunal est d’application immédiate. Le projet va donc pouvoir se poursuivre normalement », affirme-t-il au sujet des travaux.

« Le gouvernement ne cédera jamais face aux intimidations »

Le Premier ministre s’est ensuite exprimé sur l’opposition au projet, en particulier celle de la Zad. « Notre pays est un Etat de droit. Une fois que la justice a tranché ses décisions doivent pouvoir se mettre en œuvre. Le gouvernement ne peut pas accepter qu’une minorité d’opposants radicalisée fasse obstacle à l’intérêt général et à l’application des décisions de justice. Je peux comprendre ceux qui s’opposent au projet d’une manière pacifique. Mais le gouvernement ne cédera jamais face aux intimidations d’une minorité d’individus ultraviolents. »

Et de conclure, insistant : « Ce projet, nous le soutenons et il se fera. »

François Hollande plus évasif que Valls

Mardi, à Saint-Nazaire, le Président de la République, François Hollande, avait tenu des propos similaires, bien que plus ambigus concernant le calendrier. « A un moment, il faudra faire cesser cette zone de non-droit, avait affirmé François Hollande. La loi doit être respectée. (…) Il y a eu l’épuisement des recours, il faudra engager les procédures. »