Loire-Atlantique: Le département se fixe un cap pour les six prochaines années

POLITIQUE Le projet stratégique du mandat est débattu à partir de ce lundi à l'hôtel départemental...

Julie Urbach

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Philippe Grosvalet, président (PS) du conseil département de Loire-Atlantique
Philippe Grosvalet, président (PS) du conseil département de Loire-Atlantique — J. Urbach/ 20 Minutes

Six mois après avoir réussi à conserver, de justesse, la majorité acquise en 2004, le socialiste Philippe Grosvalet, président du conseil départemental de Loire-Atlantique, s’est donné comme mission de « fixer le cap, même dans la tourmente ». Ces lundi et mardi, il présente à l’assemblée départementale son projet pour les six prochaines années. Ce qu’il faut en retenir.

Quatre priorités. D’ici à 2021, un milliard d’euros va être investi et particulièrement dans quatre secteurs que Philippe Grosvalet juge « prioritaires » : le numérique (poursuite du déploiement du très haut débit), l’éducation (constructions et plan de rénovation de l’ensemble des collèges), les mobilités (avant que la compétence ne soit transférée) et le logement (axé sur les structures adaptées aux personnes handicapées ou aux jeunes). « Les engagements que nous avons pris lors de la campagne seront tenus », affirme le président.

Les impôts n’augmenteront pas. Alors que les dotations de l’Etat baissent, comment financer tout cela ? « Nous n’augmenterons pas la taxe foncière sur le bâti, promet Philippe Grosvalet. Un engagement que nous avions déjà tenu en 2011. »

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Des économies à réaliser. Pour continuer à investir, il faudra donc trouver des solutions « sans surendetter la collectivité ». Quelque 20 millions d’euros vont déjà être économisés en « se recentrant sur nos compétences et en redéfinissant nos interventions », assure le président. Si les effectifs d’agents (4.500) ne baisseront pas, la solution d’un redéploiement sera privilégiée. « Les personnels iront de là où ils sont le moins utiles à là où il y en a le plus besoin. »

Un projet « creux », selon l’opposition. « Nous ne soutiendrons pas de telles orientations, prévient Gatien Meunier, chef de file de l’opposition. Alors que l’avenir financier s’obscurcit, le débat est creux, les dépenses de fonctionnement augmentent… Le département doit renforcer la mutualisation avec les autres collectivités. Il faut aussi mettre l’accent sur la réorganisation interne : ne pas remplacer les départs à la retraite, ce n’est pas un gros mot. »