HBC Nantes: «Mon équipe, je l'aime, mais je ne la reconnais pas!», avoue Thierry Anti

INTERVIEW L’entraîneur du HBCN, qui reçoit Saint-Raphaël ce mercredi soir à la Trocardière, tire la sonnette d’alarme, après avoir subi deux défaites d'affilée...

David Phelippeau

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Le coach Thierry Anti.
Le coach Thierry Anti. — F. Elsner / 20minutes

Une petite crise s’est invitée en ce début de saison au HBC Nantes. Après quatre journées, le « H » est 10e, avec déjà deux revers en quatre rencontres. Plus inquiétant encore, le HBCN, qui s’est toujours appuyé sur une défense solide, prend l’eau. Entretien avec le coach Thierry Anti, avant la venue, ce mercredi (20 h 45), à la Trocardière, de Saint-Raphaël.

C’est quoi le mot d’ordre en ce moment ?

Il faut retrouver notre identité, notre force qui ne l’est plus : la défense. C’est une réalité, on est la plus mauvaise défense du championnat et on est la 2e meilleure attaque de LNH. On n’a pas trouvé notre équilibre. Chacun doit avoir conscience de ça, il nous faut plus d’investissement dans notre secteur défensif.

C’est d’autant plus surprenant que l’équipe est presque similaire à la saison dernière…

Oui. On fait toujours les mêmes entraînements en défense. On a quasiment les mêmes joueurs et ce sont les mêmes systèmes de jeu, mais ce n’est pas la même efficacité. C’est de la combativité qui nous manque. Les autres équipes sont nettement au-dessus dans ce domaine.

Vous avez identifié le problème, comment travailler sur ce défaut ?

Mais, on travaille sur ce manque de combativité. Je pense que certains n’en sont pourtant pas persuadés alors qu’on l’a montré en vidéo. Avant notre défaite (34-29) à Chambéry, le discours était basé uniquement sur la combativité, mais ça n’a pas été entendu.

Vous vous sentez impuissant ?

C’est très difficile quand on voit les choses arriver… On alerte, on le dit fort, mais on perd quand même. On se dit après : « pourquoi ils n’ont pas réagi avant ? » On ne sait pas ce qu’on aurait pu faire de plus, à part les frapper… Mais, j’ai une équipe qui sait réagir. Elle est d’ailleurs trop souvent en réaction. Je cherche encore pourquoi et je me sens responsable.

Qu’attendez-vous de votre équipe ce mercredi contre Saint-Raphaël ?

J’attends de voir quel comportement elle va avoir. On est chez nous face à une grosse équipe. On est sur deux défaites. J’ai la tête en vrac, mais je ne suis pas inquiet. Je veux retrouver mon équipe car je ne la reconnais pas. Je l’aime pourtant ma formation car c’est moi qui l’aie construite. C’est comme une femme que vous aimez et qui s’habille un jour d’une autre façon. Vous vous dites : « C’est ma femme, mais pourquoi elle s’habille comme ça ? ! »