A man walks past damaged cars in Biot, near Cannes, southeastern France, Sunday Oct.4, 2015. Sudden heavy rains around the French Riviera have killed at least 10 people, including some trapped in cars, a campsite and a retirement home, and left six missing. Car and train traffic was disrupted along the Mediterranean coast. (AP Photo/Lionel Cironneau)/NIC103/774647984835/1510041138 Lancer le diaporama
A man walks past damaged cars in Biot, near Cannes, southeastern France, Sunday Oct.4, 2015. Sudden heavy rains around the French Riviera have killed at least 10 people, including some trapped in cars, a campsite and a retirement home, and left six missing. Car and train traffic was disrupted along the Mediterranean coast. (AP Photo/Lionel Cironneau)/NIC103/774647984835/1510041138 — Lionel Cironneau/AP/SIPA

FOOTBALL

FC Nantes: «En rentrant du stade, on a assisté à des scènes apocalyptiques», raconte Thomas, supporter nantais

Le supporter avait fait le déplacement, ce samedi, pour assister au match Nice-Nantes, qui finalement a été stoppé à la pause en raison des intempéries...

Il n’ira pas jusqu’à dire qu’il a eu peur, mais il a « un peu stressé ». Thomas, 26 ans, supporter du FCN, a fait le déplacement avec trois amis, samedi, en avion à Nice pour aller encourager les Canaris. Comme tous les autres spectateurs présents à l’Allianz Riviera, il ne verra finalement que 45 minutes de football avant le déluge… Il raconte sa soirée « apocalyptique », qui fut malheureusement dramatique pour de nombreuses personnes. Récit.

« On est partis avec trois copains, samedi matin, en avion. 80 euros aller-retour. Quand on est arrivés à Nice, le temps était gris et lourd. On savait que le temps serait dégueulasse, mais pas à ce point-là. On ne s’attendait pas à une tempête comme ça. Il a commencé à bien pleuvoir vers 17 h-18 h. Puis, le match a débuté sous la pluie. A la pause, ce fut le déluge. On a vite vu que le terrain était gorgé d’eau. Nous, on était placés dans un coin du stade et il y avait de fuites d’eau. On aurait dit des chutes d’eau… »

« Vers 21 h 30-45, on nous a prévenus que le match ne reprendrait pas et on nous a mis dehors vers 21 h 45 [le match débutait à 20 h]. On se doutait que ça ne reprendrait pas de toute façon. »

« Notre voiture de location était à dix minutes du stade à pied. On est tout de même montés dans une navette, mais cette dernière est tombée en panne. Le bus n’avançait plus en raison du poids - car il y avait beaucoup de monde dedans - et de la pluie. Il tombait des trombes d'eau. On a alors rejoint notre véhicule. On était trempés de la tête aux pieds. Pour faire les 10 km jusqu’à l’hôtel, on a mis 3 heures. Il y avait de l’eau partout. On a assisté à des scènes apocalyptiques. Les bouches d’égouts débordaient. Les gens roulaient dans tous les sens. On s’est vraiment demandé si on allait réussir à rentrer à l’hôtel. C’est moi qui conduisais, j’étais un peu stressé. »

« J’ai vu des voitures encastrées dans des bites de trottoir. Nous n’étions pas au courant qu’il y avait des morts quand nous avons rejoint l’hôtel. Après coup, tu te dis : "Merde, il aurait vraiment pu nous arriver quelque chose…" Je me souviendrai longtemps de ce déplacement. Après les arrêtés, voici que le temps se met contre nous. A froid, je me dis que ce match aurait dû se jouer plus tôt dans la journée. Quand je vois le pognon [plus de 100 euros] qu’on a mis dans ce match, je ne pense pas qu’on refera le déplacement pour la rencontre reportée. Le fait que le FCN paie les billets des 125 supporters présents samedi pour la nouvelle date ? C’est un signe positif du FCN vers ses fans. »

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