Angers: «En ce moment, tous nos rêves se réalisent», se réjouit le coach du SCO Stéphane Moulin

INTERVIEW Angers SCO, promu cette saison, est 2e de Ligue 1 après 9 journées…

Recueillis par David Phelippeau, à Angers

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Angers' French head coach Stephane Moulin (L) and Angers' French assistant Serge Le Dizet looks on during the French L1 football match between Angers and Troyes on September 19, 2015 at the Jean Bouin stadium in Angers, western France. AFP PHOTO / JEAN-SEBASTIEN EVRARD
Angers' French head coach Stephane Moulin (L) and Angers' French assistant Serge Le Dizet looks on during the French L1 football match between Angers and Troyes on September 19, 2015 at the Jean Bouin stadium in Angers, western France. AFP PHOTO / JEAN-SEBASTIEN EVRARD — AFP

Mais, où s’arrêtera Angers SCO ? Victorieux (1-0) de Bastia, ce samedi, à Jean-Bouin, les Angevins sont 2es de L1, en attendant les matchs de ce dimanche. Une formidable performance pour ce promu. A l’issue du match, le coach Stéphane Moulin ne cachait pas sa fierté…

Après votre succès (1-2) à Marseille, dimanche, vos joueurs ont su se reconcentrer pour l’emporter (1-0), ce samedi, face à Bastia…

Ce n’était pas facile avant le match car on sait très bien qu’après un exploit il peut y avoir une décompression, un relâchement. Mais, je l’ai dit avant cette rencontre, j’ai des garçons matures et intelligents. Ils ont lutté contre la nature humaine, c’est-à-dire qu’ils ne se sont pas relâchés. Cela a donné un vrai beau match avec une superbe deuxième mi-temps durant laquelle il n’a manqué que les buts. On tient notre deuxième mi-temps référence. On a vu une grosse qualité du jeu, encore une fois à notre niveau à nous. Félicitations encore une fois aux joueurs. Ce qu’ils font, c’est magnifique.

Que retenez-vous ? La deuxième place ? Les 18 points ?

On peut tout retenir. Tout est bon et il faut que ça continue, mais aujourd’hui il n’y a pas une chose plus importante qu’une autre. Après, si je devais choisir, je choisirais les dix-huit points, mais on est aussi 2e de L1. Troisième défense du championnat. C’est aussi un but encaissé en cinq matchs à Jean Bouin. C’est enfin une défaite sur neuf matchs. C’est un bilan complètement incroyable qui nous arrive compte tenu de notre statut de promu. On a dix-huit points en neuf matchs, ça fait deux points de moyenne. Tous les chiffres sont assez éloquents pour dire qu’on était sur un nuage et on n’est pas redescendus aujourd’hui. C’est magnifique.

Ils vous bluffent vos joueurs ?

Oui franchement. Il y a des progrès de match en match. Quand je vois par exemple la performance de Billy Ketkeophomphone à un poste qui n’est pas le sien… Tous les joueurs progressent individuellement et ça bonifie le collectif.

Si on vous dit que vous êtes actuellement qualifié en Ligue des champions…

Je vous réponds que ce ne sont pas dix-huit équipes qu’on veut derrière nous, mais plutôt trois. Cela suffirait amplement à notre bonheur. Mais, aujourd’hui, les joueurs ne semblent pas se satisfaire que de ça [du maintien]. Après, non, on ne parle pas d’Europe. Il faut savoir raison gardée car on va rencontrer les grosses écuries très bientôt. La tâche sera très compliquée.

Vos résultats actuels sont-ils le fruit d’une vraie stabilité en interne (triumvirat Chabane-Pickeu et Moulin) ?

C’est un travail d’équipe. Pour que ça fonctionne, il faut que tout le monde pense la même chose. Quand on est cohérents en coulisses, on a plus de chances d’être cohérents sur le terrain. A Angers, on a un projet et on s’y tient.

Tout semble vous réussir actuellement ?

Je l’ai dit, après le succès (1-2) à Marseille, en ce moment, tous nos rêves se réalisent. C’était un rêve de penser qu’après neuf journées, on aurait dix-huit points. Ce soir [samedi], ça paraît surréaliste. Il faut savourer. Encore une fois ce n’est que du bonheur et que du plaisir.

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