Nantes: Haïku, le couteau suisse connecté des deux-roues

TRANSPORTS L’appareil, coproduit à Nantes, affiche la navigation GPS, les statistiques du parcours et les notifications d’appels et de SMS…

Frédéric Brenon

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Haïku, le GPS connecté pour deux-roues.
Haïku, le GPS connecté pour deux-roues. — Haïku

Il est noir, mesure quatre centimètres, ne paie pas de mine, mais pourrait bientôt devenir l’accessoire à la mode pour les deux-roues. Haïku, c’est son nom, est un objet connecté spécialement conçu pour les utilisateurs de vélos, scooters et motos.

Accroché au guidon par un aimant, relié au smartphone du conducteur grâce au Bluetooth, ce petit boîtier à écran affiche à la fois la navigation GPS (itinéraires Google maps), des statistiques de parcours (vitesse, distance, etc.) et, surtout, les notifications d’appels et de messages SMS reçus.

Parce que smartphone et deux-roues ne vont pas bien ensemble

« Le smartphone n’est pas adapté à toutes les situations, expliquent Grégoire Lanaud et Frédéric Martin, deux des trois porteurs de projet parisiens et nantais. L’utiliser à vélo ou à scooter demande de trop de vigilance pour conduire en sécurité. Autres inconvénients : on ne peut pas le sortir sous la pluie, il risque de tomber quand on le tient au guidon… »

Pour autant, le besoin d’accéder aux informations existe. « C’est toujours dommage de rater un message ou un appel important parce qu’on ne l’entend pas ou parce que son téléphone est coincé dans la poche. La navigation GPS est aussi forcément utile à un moment ou un autre. Quant aux données du trajet, elles ont un côté très sportif et ludique, surtout à vélo. »

Le trio d’entrepreneurs n’a rien laissé au hasard : un capteur sans contact permet d'accéder aux informations en passant sa main devant l’appareil, « y compris avec des gants ou sous la pluie ». L’écran est également visible « aussi bien en plein soleil qu’en pleine nuit ».

S’il n’est pas encore disponible dans le commerce, Haïku suscite déjà l’intérêt sur Internet. Une campagne de financement participatif via la plateforme Kickstarter a ainsi permis de collecter 65.661 euros en septembre, au-delà de l’objectif fixé à 55.000 euros. « Nous sommes très satisfaits. La campagne et les retours des Internautes nous rassurent sur le potentiel », expliquent Grégoire et Frédéric.

Commercialisation à partir de mai

Fort de ce succès, le trio prépare désormais la phase de fabrication, en partenariat avec un industriel nantais rencontré lors du Web2Day. Les 875 premiers modèles tests, destinés aux contributeurs de la campagne Kickstarter, devraient être livrés en mai. La distribution en magasins spécialisés et sur le Web est prévue pour l’été prochain.

Le tarif sera compris entre 89 et 99 euros. « On vise un développement en Europe et en Amérique du Nord. Si tout se passe bien, nous aurons alors sûrement besoin d’une levée de fonds pour faire grandir l’entreprise. »