FC Nantes: La porte peut-elle encore se refermer devant Jules Iloki ?

FOOTBALL Le milieu offensif de 23 ans est un des éléments déclencheurs du petit regain de forme nantais...

David Phelippeau

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L'attaquant nantais Jules Iloki.
L'attaquant nantais Jules Iloki. — F. Elsner / SIPA (archives)

Pour lui, la porte s’ouvre, mais se referme sur ses doigts presque toujours aussitôt. Depuis mardi soir et ce but victorieux inscrit à Lille (0-1), Jules Iloki (23 ans) a sans doute franchi le pas de la porte du groupe professionnel pour de bon. « Enfin », diront certains qui l’ont toujours soutenu au centre de formation.

En 2012, lorsqu’il s’agit de lui donner ou non un premier contrat professionnel, le directeur du centre Samuel Fenillat plaide en la faveur du gamin des Ulis et s’oppose au coach des pros en poste, Landry Chauvin. Iloki finira par signer pro un an. Même désaccord en interne pour sa prolongation une saison plus tard.

« Un exemple d’endurance mentale »

« Jules Iloki est un bel exemple d’endurance mentale pour les jeunes, explique Fenillat. Cela a mis du temps pour lui. D’autres auraient lâché. » Pas Jules Iloki. « C’est un mec qui, malgré des bonnes performances en CFA, n’a jamais eu sa chance, corrobore Valentin Rongier. Mais, il n’a jamais dit un mot plus haut que l’autre. »

Cet été, Iloki marque deux buts en match de préparation dans un poste de deuxième attaquant. Insuffisant aux yeux du coach nantais Der Zakarian, qui lui préférera ensuite Sightorsson, Bammou, Audel ou Sala. Le natif des Ulis disparaît et retrouve son quotidien en CFA.

L’abandon du losange lui a profité

Jusqu’à ce changement de système tactique décidé par le coach. Le passage d’un 4-4-2 en losange en 4-4-2 classique lui ouvre la voie dans un rôle de milieu offensif droit. Iloki séduit une mi-temps contre Paris (1-4), puis enchante à Lille (0-1).

« Il apporte toutes les qualités qu’on lui connaît : vitesse et percussion, explique Léo Dubois. On avait besoin de ça. Il va toujours vers l’avant. Je trouve qu’il possède toutes les qualités qu’un coach cherche. »

C’est parti pour de bon pour Iloki ?

A Luçon (National), lorsqu’il est prêté de janvier en juin 2014, ces qualités n’ont pourtant pas du tout sauté aux yeux du staff vendéen. « Ça lui a fait du bien, estime néanmoins Samuel Fenillat. Il avait besoin de partir seul, de se gérer. Ce fut un choc pour lui de quitter le cocon nantais, mais ça l’a fait mûrir. »

L’année dernière, il est apparu trois fois avec les pros, dont une fois titulaire contre Laval. Ce soir-là, il réalise une passe décisive et se montre très actif sur son côté droit. Insuffisant a priori puisqu’il passera le reste de la saison en CFA. Cette fois-ci sera-t-elle la bonne pour Jules Iloki ?