Nantes: De nouvelles divergences autour de l’ouverture des magasins les dimanches avant Noël

COMMERCES Après l'accord historique de l'an passé, les discussions reprennent autour des modalités de cette année...

Julie Urbach

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Nantes, le 14 décembre 2014, la foule en centre-ville un dimanche après-midi où les commerces sont ouverts pour la première fois
Nantes, le 14 décembre 2014, la foule en centre-ville un dimanche après-midi où les commerces sont ouverts pour la première fois — Frederic Brenon / 20 Minutes

Pour la première fois l’an passé, certains magasins ont ouvert dans l’agglomération les deux dimanches après-midi avant Noël. Mais que va-t-il se passer cette année ?

Le 19 octobre prochain, alors que Johanna Rolland a déjà consulté les 24 maires de l’agglomération à ce sujet, le même vœu que l’an dernier devrait être soumis au vote du conseil métropolitain. En amont, un accord doit être conclu avec les partenaires sociaux et ceux-ci se positionnent déjà. Ce mardi, une première réunion a eu lieu à la CCI.

Les centres commerciaux veulent en être

Fort du succès de l’an passé, certains voudraient que l’initiative monte en puissance. C’est notamment le cas de certaines enseignes de périphérie, qui, exclues de la mesure en 2014, souhaiteraient pouvoir en bénéficier. « Nous sommes favorables à ce que cette autorisation leur soit aussi donnée, assure Vincent Combeuil, délégué général du Medef 44. Ces centres commerciaux sont des locomotives pour toute l’agglomération et aident au développement du centre. » L’organisation patronale souhaiterait, a minima, l’augmentation du nombre de dimanches ouverts.

Des idées qui ne sont pas partagées par tous. « On souhaite rester dans l’accord concerté et équilibré de l’an dernier, explique Pascal Priou du syndicat Unsa. Peut-être ouvrir une heure de plus, à partir de 13h au lieu de 14h par exemple, mais c’est tout. Elargir aux commerces de périphérie, c’est non : si ça a bien marché pour les boutiques du centre à Noël dernier, c’est justement parce que les autres magasins étaient fermés. »

Quels compromis ?

Craignant que la mesure ne soit totalement annulée si aucun accord n’est trouvé, l’association des commerçants Plein-centre est prête à lâcher du lest. « A choisir, on préfère que tout le monde soit ouvert plutôt que personne, indique Nathalie Deniau-Million, sa présidente. Il ne faut en aucun cas revenir sur ces ouvertures qui ont été très bénéfiques au centre-ville. »

Une intersyndicale des non-signataires du précédent accord a déjà fait savoir qu’elle ne changerait pas de ligne. « Ce n’est pas en répartissant la consommation sur plus de jours qu’on augmente la croissance, écrit-elle dans un communiqué. L’intersyndicale redit sa volonté de préserver le repos dominical pour les salariés des commerces et appelle ceux-ci à se mobiliser. » Pour les autres, il s’agira une fois encore de trouver le bon compromis.