Loire-Atlantique: Kerisac entrevoit l'avenir en rose

ECONOMIE La célèbre cidrerie basée à Guenrouët retrouve la croissance grâce à de nouveaux produits, notamment le cidre rosé...

Frédéric Brenon
— 

Kerisac pétille de nouveau. Après une quinzaine d’années sans éclat, à l’image d’un marché du cidre longtemps morose, la célèbre cidrerie basée à Guenrouët, entre Blain et Redon, voit ses ventes repartir depuis peu à la hausse grâce au lancement de produits alcoolisés innovants.

Des bouteilles rose bonbon

Son dernier né, le cidre rosé, est aussi celui sur lequel elle mise le plus, après trois ans passés à élaborer la bonne recette. Ses bouteilles rose bonbon se sont déjà écoulées à plus de 50 000 exemplaires depuis leur arrivée dans les rayons au printemps. L’enseigne espère en vendre près de 130 000 en 2015.

« Ça démarre très bien, se félicite Laurent Guillet, directeur commercial de Kerisac et arrière petit fils du fondateur. Le rosé est de plus en plus prisé, on le voit avec le vin ou le champagne. Son goût frais, acidulé, plaît beaucoup. Maintenant, on espère que ce ne sera pas un simple effet de mode. Parce que quand on plante une nouvelle variété de pommes, il nous faut attendre cinq ans avant de pouvoir l’exploiter. »

« L’image du cidre est en train de changer »

L’an dernier, Kerisac avait déjà commercialisé deux cidres aromatisés, l’un à la poire, l’autre aux fruits rouges. Et en 2013, l’enseigne s’était distinguée en lançant « Kerisac de glace », un apéritif liquoreux haut de gamme, à mi-chemin entre le cidre et le vin, obtenu par une concentration du sucre à froid.

« L’image du cidre est en train de changer, estime Laurent Guillet. Avant, on ouvrait une bouteille avec les crêpes, à la chandeleur, à l’Epiphanie et puis c’est tout. Avec les nouvelles variétés, consommer du cidre devient plus tendance, plus urbain. La filière a également fait de gros efforts en communication. L’ensemble de la gamme (bouché doux, demi-sec, brut, brut traditionnel) en tire profit. »

Très présent dans les crêperies

Numéro trois des cidres français vendus en magasin, Kerisac est l’incontestable numéro un en Pays de la Loire et Bretagne sud. La marque est également très présente en restaurant, un segment qui représente 42 % de son activité. « Si Kerisac jouit d’une belle réputation, c’est aussi parce que sa qualité est reconnue en crêperie, est convaincu Laurent Guillet. C’est très important pour nous d’y rester positionné. »

A Guenrouët, Kerisac emploie 40 salariés. L’usine produit à l’année 8 millions de bouteilles de la marque, auxquels il faut ajouter 1,5 million en sous-traitance.

Portes ouvertes le 24 octobre

La cidrerie Kerisac ouvrira les portes de son usine de Guenrouët le samedi 24 octobre. Près d’un millier de personnes sont attendues. Entrée libre, de 9h à 16h, sans réservation.