Nantes: La progression d'Airbnb inquiète les hôteliers

TOURISME Le site Internet de locations chez les particuliers connaît une forte croissance dans la région nantaise depuis janvier...

Frédéric Brenon
Locations d'hébergements à Nantes depuis le site airbnb.fr.
Locations d'hébergements à Nantes depuis le site airbnb.fr. — Airbnb

Le phénomène Airbnb n’épargne pas la région nantaise. Depuis le début d’année 2015, le nombre de voyageurs ayant séjourné sur l’agglomération dans un logement trouvé via la plateforme communautaire de locations d’hébergements entre particuliers a été « multiplié par trois » par rapport à la même période l’an passé, indique la société américaine.

Canapé, studio, maison avec jardin…

L’offre de logements disponibles sur Nantes et son agglomération a, elle, été « multipliée par 2,5 », soit un panel d’au moins 1 500 logements disponibles. On y trouve, par exemple, un simple clic-clac chez l’habitant, des studios urbains, des maisons avec jardin et même quelques superbes résidences. Ces logements sont disponibles une nuit de temps en temps, chaque week-end, ou lorsque leurs propriétaires sont en vacances. Avec un point commun : des tarifs presque toujours en deçà des prix du marché.

Ni taxe de séjour, ni contraintes normatives

De quoi inquiéter au plus haut point le Club hôtelier de l’agglomération nantaise, qui regroupe une soixantaine d’établissements. « L’impact sur notre activité est évident, estime Jean-François Dauchel, président du club. Les propriétaires qui louent sur Airbnb s’offrent un complément de revenus mais, contrairement à nous, ils ne paient pas de taxe de séjour et ne sont soumis à aucune contrainte normative (hygiène, sécurité, accessibilité, gestion de personnel…). C’est une concurrence déloyale qui, en plus, ne crée aucun emploi !

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Jean-François Dauchel espère un changement de loi. « Bien sûr, nous devons nous aussi nous interroger, réfléchir comment s’adapter à cette révolution digitale, poursuit-il. Mais il faut que les élus locaux s’emparent du sujet afin d’inciter le législateur à intervenir. Le jour où les locations Airbnb seront systématiquement déclarées, qu’elles seront soumises à la taxe de séjour, un pas important aura déjà été fait. »