FC Nantes: «Certains ont du mal à enregistrer les choses...», regrette l'entraîneur Michel Der Zakarian

FOOTBALL Après le 3e revers (2-0) d'affilée des Canaris à Saint-Etienne, dimanche...

David Phelippeau

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Michel Der Zakarian le 25 octobre 2013 à Nantes.
Michel Der Zakarian le 25 octobre 2013 à Nantes. — FABRICE ELSNER/20MINUTES

Il n’y avait pas grand monde pour s’exprimer, ce lundi matin, à la Jonelière. « J’en ai marre de parler », a expliqué un joueur aux trois journalistes présents. Un autre, mécontent d’un titre dans la presse locale ce week-end, a décrété qu’il ne parlerait plus aux médias. Après plus de deux heures d’attente, et avoir vu défiler une bonne partie des joueurs tête basse, l’entraîneur Michel Der Zakarian est revenu sur le revers (2-0) stéphanois subi dimanche. Le 3e d’affilée.

« Ce n’est jamais moi, c’est le partenaire… »

« Il faut retrouver de la rigueur défensive qui était notre force. 6 buts encaissés en trois matchs, c’est trop ! » Le FC Nantes est dans la tourmente défensivement, mais que dire de son attaque, aphone depuis trois matchs et auteur de deux buts seulement depuis le début de la saison [un but contre son camp et un but du défenseur Lenjani]. « Offensivement, il faut exister dans la zone de vérité. On a mis des centres… mais sur des joueurs adverses. Si, une fois sur Audel. »

Der Zakarian poursuit : « Il faut changer d’attitude dans les 30 derniers mètres. Il faut de l’agressivité dans les passes, les centres, les déplacements. Se parler plus et écouter, ouvrir les oreilles et enregistrer. Etre au service du collectif. Si on a du talent, il y en a qui feront la différence. Mais, il faut retrouver ces valeurs-là. Ce n’est pas qu’on les a oubliées, mais on en fait tous un petit moins. » Certains ne l’écoutent donc pas ? « Il y en a certains qui ont du mal à enregistrer les choses, répond le coach, le regard noir. Ce n’est jamais moi, c’est le partenaire. Il faut savoir courir et faire des espaces pour son coéquipier. Le sport collectif, c’est ça. »