Nantes

Estuaire 2007 a l'art de plaire

Plus de 242 000 personnes ont déjà visité les créations d'Estuaire 2007 a annoncé hier l'organisation, à l'occasion d'un premier bilan dressé un mois après le lancement de la biennale d'art contemporain. A ce rythme, l'objectif de fréquentation fixé ...

Plus de 242 000 personnes ont déjà visité les créations d'Estuaire 2007 a annoncé hier l'organisation, à l'occasion d'un premier bilan dressé un mois après le lancement de la biennale d'art contemporain. A ce rythme, l'objectif de fréquentation fixé au départ (500 000 visiteurs) devrait être largement dépassé d'ici le 1er septembre. La croisière sur la Loire connaît elle aussi un vif succès puisque 31 263 billets ont été vendus. Plus de 7 200 Pass-Estuaire ont également été achetés. « Je trouve que ce sont des très bons chiffres, observe Jean-Blaise, le chef du projet. On est à environ 70 % de réservations sur la croisière : courant juillet il ne devrait donc plus y avoir de places à vendre. On réfléchit à des solutions pour limiter le nombre de futurs déçus. »

Au hit-parade des oeuvres populaires, on trouve La Maison dans la Loire de Courcoult, L'Hôtel de Nantes de Nishi, Le bateau mou de Wurm au Pellerin, LSP de Van der Heide à Saint-Nazaire ou les habitats mobiles au Carnet. « La bonne surprise, c'est le Carnet. Il y a énormément de monde le week-end, c'est peut-être le lieu d'où l'on voit le mieux La Maison dans la Loire, se réjouit Jean Blaise. Et on fait entrer au minimum 1 200 personnes par jour dans la chambre d'hôtel place Royale. C'est considérable pour une oeuvre artistique. » Au rang des déceptions, figure l'oeuvre de Leccia sous le tunnel Saint-Félix et La Machine à remplir la Loire à Indre. « On est face à des propositions artistiques non consensuelles, donc on essuie forcément des critiques, estime Jean Blaise. Mais je crois que l'ensemble se tient bien. »

canard En panne depuis un mois, le canard de bain géant, qui fait office de mascotte de la manifestation, sera visible sur l'estuaire dès demain matin, promet l'organisation. Le lieu, en revanche, sera gardé secret : « Ce sera au public d'aller le chercher ».