L'assassin de Sophie Gravaud avoue avoir essayé de la violer

FAITS DIVERS Ramiz Iseni a raconté la nuit du meurtre au juge d'instruction...

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A l'heure des obsèques, une minute de silence a été respectée dans l'immense pôle commercial Atlantis, où avait disparu Sophie Gravaud après avoir quitté le magasin de prêt à porter où elle travaillait.
A l'heure des obsèques, une minute de silence a été respectée dans l'immense pôle commercial Atlantis, où avait disparu Sophie Gravaud après avoir quitté le magasin de prêt à porter où elle travaillait. — AFP/Archives

Le principal suspect dans l'affaire Sophie Gravaud, retrouvée morte le 13 avril près de Nantes, a avoué avoir tenté de violer la jeune femme avant de l'étrangler tandis que son épouse a été remise en liberté mercredi, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Ramiz Iseni, mis en examen pour enlèvement et séquestration suivie de mort, avait avoué le 12 juin après deux mois de silence avoir étranglé la jeune femme de 23 ans.

Il a expliqué mardi au juge d'instruction que, le 7 avril, il avait choisi Sophie Gravaud au hasard sur le parking du centre commercial de Saint-Herblain (ouest de Nantes) où elle travaillait.

Il a tenté de lui voler son sac mais «elle a résisté» et Ramzi Iseni l'a «fait entrer de force dans son véhicule» où il l'a ligotée, selon Me Loïc Cabioch, avocat de la famille de Sophie Gravaud.

Une heure trente après, Iseni s'est arrêté sur une desserte de la route Nantes/Pornic. «A ce moment-là il y a eu une tentative de viol dans la voiture qui n'est pas allée à son terme» car la jeune fille s'est débattue, précise l'avocat. Le Bosniaque a expliqué avoir alors étranglé la victime dans le véhicule avant de se débarrasser du corps et des vêtements.

Ces aveux confirment les analyses scientifiques qui révélaient des hématomes dans l'intérieur des cuisses de Sophie Gravaud ainsi que la mort par strangulation.

L’épouse de Ramzi Iseni, mise en examen pour complicité d'enlèvement et séquestration suivie de mort, avait été amenée par son mari dans la nuit sur les lieux du crime mais elle a expliqué au juge que son mari lui avait fait jurer de garder le secret.

Elle a été remise en liberté mercredi soir et placée sous contrôle judiciaire après trois mois de détention car «un certain nombre d'éléments permettent de penser qu'elle n'est pas impliquée dans le crime», a expliqué Me Cabioch.

La famille de Sophie «réagit avec satisfaction à l'avancement de l'instruction», a souligné leur avocat, selon qui le procès pourrait se tenir à l'automne 2008.