Notre-Dame-des-Landes: Après le rejet des recours environnementaux, les opposants font appel

PROJET D'AEROPORT L'Acipa, le CéDpa et l'Adeca annoncent avoir saisi la cour administrative d'appel après le revers subi le 17 juillet...

Frédéric Brenon

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Image de synthèse du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
Image de synthèse du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. — AGO

C’est désormais officiel. L’Acipa, le CéDpa et l’Adeca, principales associations opposées au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, annoncent ce mercredi avoir saisi, sans surprise, la Cour administrative d’appel de Nantes suite aux rejets de leurs recours environnementaux par le tribunal administratif le 17 juillet dernier.

Les associations contestaient la validité des arrêtés préfectoraux autorisant le coup d’envoi des travaux.

Le jugement critiqué

Les associations reprochent aux jugements du tribunal administratif d'« occulter certaines questions centrales (atteinte à l’état de conservation des espèces protégées, pérennité des mesures de compensation, suffisance des dossiers soumis, indépendance de l’autorité environnementale, absence réelle d’examen des alternatives…) », et de valider techniquement les mesures compensatoires de l’aménageur alors que celles-ci avaient été « invalidées par un collège d’experts internationaux en écologie ».

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Appel non suspensif

Les opposants réclament « un procès plus équitable en appel avec un examen moins orienté (pro-aéroport) des règles environnementales et des alternatives à la destruction irréversible du bocage de Notre-Dame-des-Landes et des espèces s’y trouvant ».

Ces nouveaux recours n’étant pas suspensifs, les travaux sont juridiquement autorisés à démarrer. Une éventualité suggérée par le Premier ministre Manuel Valls cet été. Les opposants réclament toutefois le gel du chantier dans l’attente de l’arrêt de toutes les actions en justice.