HBC Nantes: «Je ne suis pas devenu une grande star non plus», confie Florian Delecroix

INTERVIEW L'arrière droit du HBC Nantes revient sur le titre de MVP obtenu cet été aux championnat du monde junior...

David Phelippeau
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Florian Delecroix (à droite) aux prise avec le joueur de Montpellier Toumi.
Florian Delecroix (à droite) aux prise avec le joueur de Montpellier Toumi. — Sylvain Artu / www.air-pictures.fr

Ce mercredi (20 h 45), à la Trocardière, le HBC Nantes accueille Créteil, lors de la 2e journée de LNH. Le jeune Florian Delecroix, passé à côté de son premier match mercredi à Aix (34-34), aura à cœur de montrer un visage plus en adéquation avec son titre de MVP obtenu lors des derniers championnats du monde juniors. Entretien très spontané avec le pur produit du centre de formation nantais.

Comment expliquez-vous votre match raté à Aix (0/3 aux tirs) ?

J’étais très motivé pour ce premier match, mais j’ai manqué de réussite. J’ai essayé un petit peu tout trop vite, j’ai joué 30 minutes mais je n’ai servi à rien…

Comme beaucoup de tireurs, mettre le premier shoot est capital…

C’est encore plus vrai pour moi. J’aime bien marquer mon premier shoot, ça me met en confiance. Si je manque en revanche le premier, j’ai plus de pression. Pendant un match, je compte mes buts. J’ai besoin de ça et je n’aime pas être à moins de 50 %.

Qu’attendez-vous du match de Créteil, ce mercredi soir ?

Je veux essayer de me rassurer et déjà de marquer car c’est ce qu’on attend de moi. Je dois aussi prouver que ce n’était pas rien ce que j’ai fait cet été.

Racontez-nous ce titre MVP obtenu lors du mondial junior

Avec les Bleus, je partais pour être numéro 3 au poste. Les deux premiers se sont finalement blessés. J’ai donc assuré tout seul au poste et j’ai fini MVP du tournoi et on a gagné le titre. Je pense que cette distinction de MVP va me suivre un petit peu. On m’en parle assez souvent. On me taquine même. D’ailleurs, certains me surnomment MVP.

Avec ce titre, le regard de vos coéquipiers a-t-il changé sur vous ?

Oui, ils ont vu que j’étais capable de belles choses, même s’ils savaient que je pouvais réaliser ça sur un match. En fait, ce titre m’a surtout prouvé à moi-même que je pouvais être performant sur plusieurs matchs.

Et le regard de vos adversaires ?

Ils pensent toujours que je suis un petit jeune. Bon, maintenant, ils vont peut-être se dire que j’ai du potentiel donc qu’il faut me calmer assez vite. Après, je ne suis pas devenu une grande star non plus et les adversaires ne se disent pas que je vais marquer plus de dix buts par match.

Dans quels domaines devez-vous encore progresser ?

Je dois encore gagner en régularité et montrer davantage mes émotions. Je n’ai pas tendance à les montrer et les coachs prennent ça pour du je-m’en-foutisme, mais en fait j’intériorise tout. Je cogite beaucoup. Désormais, je me force à crier, à m’encourager. Un joueur transcendé peut en transcender d’autres.