FC Nantes: «J'espère qu'on ne va pas revenir en arrière», explique le président Kita

INTERVIEW Défaite contre Rennes, classement, recrutement... le président du club s'est exprimé, ce lundi midi, sur la situation...

Propos recueillis par David Phelippeau
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NANTES, le 17/09/2013 Waldemar KITA, president du FC Nantes
NANTES, le 17/09/2013 Waldemar KITA, president du FC Nantes — FABRICE ELSNER/20MINUTES

Après avoir posé pour les photos officielles, ce lundi midi, le président Waldemar Kita a bien voulu prendre la parole. Son club, qui vient d’être battu (0-2) par Rennes, occupe la 10e place de la L1. Objectif présidentiel : dédramatiser le plus possible la situation. Morceaux choisis.

Qu’avez-vous pensé de la défaite contre le voisin rennais ?

Dur, dur, dur. Déjà, il ne faut pas s’affoler. Il ne faut pas oublier que Rennes se construit depuis plusieurs années. Et nous, c’est la première année depuis deux ou trois ans qu’on peut recruter vraiment sérieusement. Il y a beaucoup de nouveaux joueurs. Il faut laisser du temps.

Y a-t-il de l’inquiétude ?

Après cinq matchs, on dramatise beaucoup… Encore plus comme on vient de perdre contre nos voisins. Mais, Rennes est en avance par rapport à nous. Pendant que, nous, on était en Ligue 2, d’autres travaillaient très bien et investissaient. Je pense qu’il faut être vigilant et il faut se concentrer. C’est ce que j’ai dit aux joueurs ce matin.

Le jeu vous inquiète-t-il ?

Il faut en parler au staff. Et il faudra reprendre cette discussion avec eux dans quelques jours quand ils auront plus analysé le match. Moi, j’ai recruté plus de joueurs que prévu. On en avait envisagé trois ou quatre. Aujourd’hui, on a finalement huit nouveaux. Nous avons beaucoup investi d’argent sur le recrutement. Maintenant, c’est la gestion humaine qui compte. On a des joueurs de qualité. Il faut du temps et il faut un chef d’orchestre. Il faut aussi qu’on s’adapte aux joueurs et pas l’inverse.

Avec ce que l’équipe a montré contre Rennes, est-ce que la série de matchs à venir [à Saint-Etienne, contre Paris et à Lille] vous inquiète encore plus ?

On peut aussi parler de ce qui a été proposé à Bordeaux ou à Angers… Il ne faut pas se cacher. Je pense que la meilleure solution, c’est de travailler, travailler sans tricher.

Michel Der Zakarian est-il encore l’homme de la situation ?

Il serait dangereux de dire que qu’il est responsable de tout. S’il y a des mauvais résultats, je suis aussi fautif. On partage toutes les responsabilités. On est dans un sport collectif.

Vous arrive-t-il de penser à ce que vous aviez vécu en 2008-2009 [descente en L2] ?

J’espère qu’on ne va pas revenir en arrière par rapport à tout l’investissement effectué.