FC Nantes: «Cela me fait clairement chier car c'est Rennes...», peste Valentin Rongier

INTERVIEW Très marqué par la défaite (0-2) contre Rennes, le milieu de terrain nantais a condamné la faute inutile de son coéquipier Adryan, explusé à la 53e...

David Phelippeau
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Le milieu de terrain nantais Adrien Rongier.
Le milieu de terrain nantais Adrien Rongier. — J.S Evrard / AFP

Même à 9 contre 11 et mené 0-2 par Rennes, le milieu de terrain nantais Valentin Rongier n’a rien lâché... A l’issue de la défaite, les traits très fatigués, le pur produit du FCN s’est exprimé. Sans langue de bois. Il a notamment regretté la faute de son coéquipier, le Brésilien Adryan, qui a entraîné son expulsion (53e) [sévère]. A cet instant-là, tant bien que mal, le FCN tenait le match nul…

Quel est le tournant du match selon vous ?

Le premier carton rouge. Ce sont des gestes qu’il ne faut pas faire à 60 mètres de notre but. Je ne veux pas critiquer le joueur, mais ce sont des gestes qu’il ne faut pas faire. Il y avait 0-0. On prend un rouge. Cela nous coûte deux buts après… ça donne une défaite devant nos supporters. On est désolé pour eux.

On vous sent très déçu…

Cela me fait clairement chier car c’est Rennes. On perd à bordeaux il y a quinze jours. Nos supporters sont toujours là… c’est décevant de perdre des derbys. On n’a pas le droit de perdre ces matchs, et là on enchaîne deux défaites de suite contre nos rivaux.

Y a-t-il de l’inquiétude compte tenu de votre prestation collective encore terne ?

On ne peut pas encore parler d’inquiétude. Si on gagnait ce soir, on était deuxièmes. Il faut analyser notre match et travailler pour rester dans le haut du tableau.

Vous semblez ronronner dans le jeu ?

On ronronne peut-être, mais pourtant on arrive de mieux en mieux à se trouver, même si ce n’est pas encore parfait. Il faut qu’on arrive à marquer car on a mis seulement deux buts, dont un seul marqué par nos propres moyens [Sorbon avait marqué contre son camp lors de FCN-Guingamp]. C’est insuffisant.

On vous a senti personnellement encore plein d’envie en fin de match malgré le scénario défavorable…

J’avais à cœur de ne pas baisser les bras pour moi et le public. Il était important que même à dix, on ait encore la rage de vaincre. La Beaujoire, c’est un grand terrain à onze, mais à dix [puis neuf] c’est encore plus compliqué. J’ai fait ce que j’ai pu sur un plan personnel.