LU s'inquiète pour sa recette du petit-beurre

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Les biscuits LU, qui ont accompagné les goûters de générations de petits Français, seraient sur le point d'être absorbés par le géant américain Kraft qui le rachèterait à son concurrent Danone, selon le Financial Times, une cession qui inquiète les syndicats.
Les biscuits LU, qui ont accompagné les goûters de générations de petits Français, seraient sur le point d'être absorbés par le géant américain Kraft qui le rachèterait à son concurrent Danone, selon le Financial Times, une cession qui inquiète les syndicats. — Franck Perry AFP/Archives

Un « coup de massue ». L'annonce de la future revente de la branche biscuits de Danone au groupe américain Kraft Foods a suscité hier l'inquiétude d'une partie des 480 salariés de l'usine LU de la Haye-Fouas­sière. Avec 45 000 tonnes de biscuits et gâteaux apéritifs produits chaque année, elle est la plus importante des neuf unités de production du groupe.


« Il y a ici beaucoup de ­savoir-faire mis en œuvre depuis des années », ­explique Mickaël ­Gui­chard, délégué CFDT du site. « Tout le monde craint leur perte » depuis près de trente ans, ajoute Alain, salarié chez LU. « Ce serait terrible s'ils modifiaient la recette du petit-beurre », redoute de son côté Gi­nette, une opératrice-machiniste qui juge « dramatique » la perspective de voir ce « savoir-faire français partir à l'étranger ».

L'histoire de LU est intimement liée à celle de Nantes, puisque la première pâtisserie s'était installée rue Boileau en 1846. L'usine du quai Baco, construite en 1885, s'était développée pendant un siècle aux côtés de sa rivale, la Bis­cuiterie nantaise (BN). Elle avait été transférée entre 1987 et 1989 vers la Haye-Fouassière.