FC Nantes: «A 32 ans, je suis le plus vieux de l’effectif, ça fait un peu bizarre», avoue Lorik Cana

INTERVIEW Le défenseur central albanais, qui pourrait être titulaire contre Rennes dimanche, a expliqué le rôle qu'il comptait avoir dans le vestiaire...

David Phelippeau
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Lorik Cana, entouré de l'entraîneur Michel Dr Zakarian et le DG délégué du FCN Franck Kita, a été présenté ce jeudi midi à la Beaujoire
Lorik Cana, entouré de l'entraîneur Michel Dr Zakarian et le DG délégué du FCN Franck Kita, a été présenté ce jeudi midi à la Beaujoire — D. Phelippeau / 20 Minutes

Le nouveau défenseur central du FC Nantes Lorik Cana a été présenté, ce jeudi midi, à la Beaujoire, en présence de Franck Kita, le directeur général délégué du FCN, et du coach Michel Der Zakarian. Très posé et en étayant toutes ses réponses très longuement, Cana, qui se sent prêt à jouer dès dimanche contre Rennes, a expliqué les raisons qui l’ont poussé à quitter la Lazio pour rejoindre le FCN.

Pourquoi avez-vous choisi le FCN ?

Pour moi, l’année qui arrive est très importante dans l’optique d’un éventuel Euro avec l’Albanie. Il fallait que je trouve un endroit dans lequel je me sens bien. J’étais en contact depuis plusieurs mois avec un autre club [au Qatar]. En juillet, je devais même y signer, mais finalement il y a eu un retournement de situation. Je me suis ensuite rendu compte que la Lazio avait déjà fait son effectif [sans lui], j’ai décidé de trouver une autre destination. J’ai vu une fois Franck Kita et son père. On a discuté. Je leur ai ouvert la porte dès le départ. C’est un endroit que je connais. J’y ai fait mes débuts en tant que pro à l’âge de 19 ans. Je connais l’histoire de ce club, le stade, le public. Le FCN est un club qui garde une aura. Il est connu dans l’Hexagone et même à l’étranger.

Un retour en L1 s’imposait pour vous ?

Non, ce n’était pas impératif. Je suis revenu car le FCN me voulait vraiment.

L’OM a tout fait pour vous recruter à quelques heures de la fin du mercato…

Ce n’est pas quelque chose qui devait sortir dans les médias. C’était dans les dernières heures du mercato… Si ça avait été une ou deux semaines avant, ça aurait pu se faire. Mais, quand l’OM m’a contacté, j’avais donné ma parole et j’avais envie de venir là. Le président Kita a tout de suite fait de gros efforts pour moi. L’OM est mon club de cœur, mais maintenant je ne suis tourné que vers le FC Nantes.

Qu’est-ce que la direction et le staff attendent de vous ?

On a un groupe très jeune. En parlant avec Riou, je me suis rendu compte qu’à 32 ans, je suis le plus vieux de l’effectif. Cela fait un peu bizarre. D’un autre côté, j’ai toujours été habitué à être un leader sur le terrain et en dehors. Sans trop chambouler leur mode de fonctionnement, je veux apporter à ce groupe tout mon vécu. Je peux encore donner beaucoup.

Pourquoi avez-vous reculé en défense centrale à un moment dans votre carrière ?

Ce fut un tournant dans ma carrière. C’est un poste qui me plaît énormément. La dépense physique n’est pas la même qu’au milieu. Ça me permet d’avoir plus de fraîcheur. J’ai eu la chance de jouer en Italie, un des meilleurs endroits au monde pour la culture des défenseurs. Je me sens complet à ce poste et je finirai ma carrière en défense centrale.

Vous avez fait de gros efforts [financiers] pour signer à Nantes ?

Oui, j’ai fait de gros efforts pour que la Lazio me laisse partir [il lui restait un an de contrat]. J’en ai fait car je pense que ça en valait la peine.

Vous vous savez très attendu ?

Oui, après je ne suis pas un attaquant. Je ne vais pas faire la différence sur un match. Mon rôle sera important dans la cohésion de l’équipe. J’aurai aussi un rôle de relais entre l’entraîneur et l’équipe. On jugera ma performance sur les résultats du FCN et pas sur un ou deux matchs.

Vous débutez par un derby. Vous vous sentez prêt ?

On m’a déjà parlé de ce match. Après, j’ai connu des PSG-OM, Lazio-Roma ou Fenerbahce-Galatasaray. Certains de ceux-là sont les matchs plus chauds au monde, mais ça ne veut pas dire que FCN-Rennes est moins important. Je serai prêt physiquement. C’est le monsieur à ma droite [Michel Der Zakarian] qui décide si c’est le moment de me mettre ou pas. C’est lui le boss.