HBC Nantes: «Ce club me plaisait avant même que j’y mette les pieds», confie Théo Derot

INTERVIEW Entretien avec le nouvel arrière gauche nantais, qui s’est montré à son avantage, vendredi soir, contre Paris, lors du trophée des champions…

David Phelippeau
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L'arrière droit Théo Derot face au Parisien Thierry Omeyer.
L'arrière droit Théo Derot face au Parisien Thierry Omeyer. — S.Pillaud / Sportissimo

Après deux revers contre le PSG (30-28) et Montpellier (34-30), le HBC Nantes finit 4e et dernier du trophée des champions, organisé à la Trocardière, ce week-end. Pourtant, tout n’a pas été mauvais. Une des grosses satisfactions s’appelle Théo Derot, arrière gauche arrivé cet été d’Istres.

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Que retenez-vous de ce week-end ?

On retient le match de Paris. On attendait ce match depuis longtemps. On s’était préparé pour cette rencontre. On a mis beaucoup d’intensité défensive. Tout le monde a joué à son niveau. On les a regardés dans les yeux, on a lâché dans les cinq dernières minutes. On a réalisé un match complet et c’est ce qu’on voulait faire. On n’a jamais baissé la garde et on les a pris au cou tout de suite. La défaite contre Montpellier, c’est totalement différent. Ce match comptait pour du beurre. Ils ont mieux joué que nous. La défaite est donc logique.

Personnellement, on vous a senti très à l’aise contre Paris (5 buts). Vous avez montré ce que Nantes est venu chercher chez vous, c’est-à-dire les tirs de loin [5e meilleur buteur de LNH la saison dernière]…

Je suis rentré rapidement à la place d’Alberto Entrerrios. Je me suis senti bien avec mes coéquipiers et avec ce public. Je sais qu’il va falloir que j’apporte du danger de loin car c’est vrai, c’est pour ça que je suis venu. Nyateu apporte plus sur des shoots au près, Claire sur des tirs au loin et au près. Moi, on m’a pris pour ce registre de jeu : attaquer par des tirs de loin des défenses aplaties.

Vous allez être en concurrence à votre poste avec Alberto Enterrios, un joueur au CV long comme le bras. Comment appréhendez-vous ça ?

Le meilleur joueur jouera. Ou le plus en forme. La concurrence est saine. C’est quelqu’un qui rassure. Je compte beaucoup apprendre à ses côtés.

Vous avez découvert le public nantais en tant que joueur du HBCN. Comment l’avez-vous trouvé ?

J’ai beaucoup aimé l’ambiance. La salle est superbe. J’imagine qu’il y aura plus d’ambiance encore pour les matchs de championnat. C’est aussi pour ça que je suis venu ici. Vous savez, ce public commence à être connu en France…

Vous venez de quitter votre club de toujours [Istres]. Y avait-il une appréhension donc de jouer votre premier match officiel avec Nantes ?

Pas spécialement. J’ai 23 ans. Il était temps de partir pour moi d’Istres, de découvrir un autre environnement, un autre entraîneur, une autre ville. Nantes, depuis qu’il est dans l’élite, m’a toujours donné envie. Ce club me plaisait donc avant même que j’y mette les pieds. J’ai franchi un cap en quittant Istres pour venir ici. J’espère en franchir un autre avec le HBCN maintenant. Tout est réuni pour que je le fasse ici en tout cas.