Pays de la Loire: Il leur reste trois mois pour convaincre

ELECTIONS REGIONALES Trois mois avant le scrutin, où en sont les quatre principaux candidats aux élections régionales en Pays de la Loire...

Frédéric Brenon

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Bruno Retailleau a reçu le soutien d'Alain Juppé, François Fillon et Nicolas Sarkozy samedi à La Baule. S. SALOM-GOMIS S/SIPA/
Bruno Retailleau a reçu le soutien d'Alain Juppé, François Fillon et Nicolas Sarkozy samedi à La Baule. S. SALOM-GOMIS S/SIPA/ — SIPA

Le premier tour des élections régionales aura lieu le 6 décembre. Tenue depuis 2004 par la gauche, le conseil régional pourrait basculer à droite. Trois mois avant ce scrutin très attendu, où en sont les principaux candidats en Pays de la Loire ?

Bruno Retailleau (Les Républicains) montre ses muscles. Il se sait favori et ce ne sont pas les derniers jours qui auront entamé sa confiance. Le candidat vendéen de la droite et du centre a réussi un joli coup en réunissant Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et François Fillon samedi à La Baule lors de l’université d’été des Républicains. Devant 1500 militants et une centaine de journalistes, les trois ténors du parti ont multiplié les éloges à son sujet. Son discours offensif à la tribune a également marqué les esprits. L’unité réclamée à droite est en marche et constituera un atout de poids. Quatre jours plus tôt, Bruno Retailleau, qui n’a pour l’heure dévoilé que quelques bribes de son programme, s’était déjà signalé par de vives attaques envers la politique de la majorité en matière d’éducation et de lutte contre les addictions.

Christophe Clergeau (PS) travaille le terrain. Moins démonstratif que son principal adversaire, le socialiste n’a pas ménagé ses efforts pour autant, que ce soit dans le costume de candidat ou dans celui de premier vice-président de la région, où sa connaissance des dossiers et des acteurs sert son ambition. Depuis avril, Christophe Clergeau multiplie les rencontres de terrain afin de collecter les idées. Même activité sur Internet où plus de 300 contributions ont déjà été recueillies. Prochain temps fort : la présentation de son programme en octobre.

Pascal Gannat (FN) à son rythme. Hormis quelques saillies sur la crise migratoire, l’agriculture ou l'armement des policiers municipaux, le chef de file sarthois du Front national s’est fait jusque-là assez discret. Il faut dire que le FN, qui s'est fixé comme obejctif d'atteindre au moins 25% des voix, n’a pas encore bouclé ses listes, ni élaboré son programme. Pas forcément un problème pour une formation davantage habituée à capitaliser sur des thématiques nationales.

Sophie Bringuy (EELV) veut parler du fond. Décidée à ne pas laisser la crise à EELV entacher sa campagne, Sophie Bringuy, actuelle vice-présidente du conseil régional, tente de réaxer le débat en « parlant du fond ». Elle vient de lancer une plateforme participative sur Internet et cherche des candidats d’ouverture pour « un vrai renouvellement en politique ».