Nantes: Les débuts réussis des deux bars à chats

PHENOMENE Le premier café dédié aux fans de chats a ouvert ses portes en avril en centre-ville. Un second l'a imité début août. Les clients sont au rendez-vous...  

Frédéric Brenon
— 
Un chat de race main coon se reposant au café La Maison d'Elise
Un chat de race main coon se reposant au café La Maison d'Elise — Lauren Kim-Minn

Certes, il est encore trop tôt pour assurer que le concept ne sera pas victime un jour ou l’autre d’un essoufflement. Mais force est de constater que les deux bars à chats ayant ouvert leurs portes en centre-ville de Nantes ont réussi leurs débuts. Le premier à se lancer a été Le Chat l’heureux, rue de l’Hôtel de ville, en avril. On peut y boire un verre, un thé, se restaurer le midi ou déguster une pâtisserie en compagnie de six beaux matous vivant sur place 24 h/24.

Grosse majorité de femmes

« Le premier mois a été très très bon en raison de l’effet nouveauté, rapporte Hélène Bonin, la gérante. Depuis, ça s’est un peu tassé mais ça reste très satisfaisant. On reçoit beaucoup de familles, des jeunes actifs. La clientèle est au trois-quarts féminine, comme on pouvait s’y attendre au regard de ce qui se pratiquait dans les autres villes. Et puis il y a aussi déjà de nombreux habitués. »

Même affluence pour La Maison d’Elise qui, elle, accueille quatre grands chats de race main coon depuis le 8 août quartier Graslin. « Je ne pensais pas faire autant de monde, confie Elise Jeantet, la gérante. Beaucoup de personnes attendaient le projet, l’avaient suivi. On a reçu 150 personnes dès le premier jour ! La clientèle est assez diverse : des passionnés de chats, des curieux, des touristes. Certains ne connaissaient pas du tout le concept et ont été plutôt surpris en entrant… »

Acclimatation réussie

L’acclimatation des félins à ce nouveau quotidien un poil agité semble également réussie. « Ils se sont bien habitués, sont à l’aise avec les gens, explique Hélène Bonin. Ils cherchent moins le contact qu’au début car ils ont compris que les clients allaient vers eux. » « Ce sont les rois ici, ce sont eux qui décident s’ils doivent prendre leurs distances ou non. L’après-midi, en général, c’est plutôt la sieste », sourit Elise Jeantet.

« Je pense qu’il y a de la place pour deux »

Les deux gérantes doivent-elles craindre la concurrence entre les deux cafés ? « On est dans des quartiers différents et, pour l’instant, ça n’a pas l’air de poser de problème. Mais je ne sais pas du tout quel sera le volume de clientèle dans plusieurs mois. J’attends de voir comment ça va se passer », commente, prudente, Elise Jeantet. « La problématique c’est de durer une fois le buzz de l’ouverture derrière nous. Mais je pense qu’il y a de la place pour deux, d’autant plus qu’on ne propose pas exactement la même chose », estime Hélène Bonin.