Notre-Dame-des-Landes: Conserver l'actuel aéroport coûterait dix fois moins cher

PROJET D'AEROPORT Les opposants au projet de nouvel aéroport dévoilent une étude comparant les coûts d'un maintien de Nantes-Atlantique et d'un transfert...  

Frédéric Brenon

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Image de synthèse du projet d'aérogare à Notre-Dame-des-Landes
Image de synthèse du projet d'aérogare à Notre-Dame-des-Landes — JFA-AGO

Conserver l’actuel aéroport Nantes-Atlantique coûterait au final dix fois moins cher que de construire un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes et ses équipements connexes. C’est en tout cas ce qu’affirme l’Atelier citoyen Nantes-Atlantique, collectif notoirement opposé au projet de transfert, qui fait appel aux connaissances de chacun (techniciens, pilotes, ingénieurs, économistes, etc.) pour réaliser des études.

Pour comparer la dépense nécessaire aux deux options (maintien de Nantes-Atlantique ou déménagement), l’Atelier assure ainsi avoir fait plancher des professionnels de la comptabilité et de la gestion d’entreprise, « à partir du plan de finances d’AGO-Vinci [concessionnaire de l’aéroport] pour Notre-Dame-des-Landes et des estimations de coûts des travaux sur Nantes-Atlantique ».

Seulement 175 millions d'euros pour garder Nantes-Atlantique

La comparaison porte sur l’ensemble de la durée du contrat de concession (jusqu’en 2067) avec toutes les phases de travaux prévus en lien avec l’évolution du trafic et avec des travaux connexes (prolongation du tramway pour Nantes-Atlantique, desserte en tram-train et création d’un pont sur la Loire pour Notre-Dame-des-Landes) incertains.

Bilan : 175 millions d’euros d’investissements pour garder Nantes-Atlantique contre 1512 à 1885 millions d’euros pour construire à Notre-Dame-des-Landes. Des chiffres à prendre avec des pincettes tant ils sont difficiles à vérifier et sujet à contestation par les autorités et porteurs du projet.

«Cela donne à réfléchir» estime l'Atelier citoyen

« La différence des coûts est sans appel, conclut l’Atelier citoyen. Si l’on conserve Nantes-Atlantique, la facture des collectivités locales serait considérablement allégée. L’Etat et AGO seraient aussi gagnants financièrement. Seules les banques verraient leurs gains diminuer et de beaucoup. A l’heure où l’argent public se fait de plus en plus rare, cela donne à réfléchir. »