FC Nantes: «Le recrutement est intelligent, l'avenir nous dira s'il est bon», explique Lucas Deaux

INTERVIEW Entretien avec le milieu de terrain Lucas Deaux, qui joue en défense centrale depuis le début de la saison...

David Phelippeau
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Le milieu de terrain Lucas Deaux, reconverti défenseur central.
Le milieu de terrain Lucas Deaux, reconverti défenseur central. — JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Il en a maintenant l’habitude. Le Nantais Lucas Deaux va une nouvelle fois retrouver Reims, le club qui l’a révélé au plus haut niveau, samedi, à la Beaujoire. Des retrouvailles qui ne font ni chaud, ni froid à celui qui devrait encore une fois débuter en charnière centrale avec Koffi Djidji. Entretien.

Cela fait quoi de retrouver Reims ?

Ça change les questions d’année en année (rires). C’est un match comme un autre. Cela ne me procure plus trop d’émotions. Quand j’avais joué là-bas la première fois sous le maillot nantais, ça m’avait fait bizarre. Maintenant, tout ça, c’est dans la normalité…

Ce qui est moins dans la normalité, ce sont les départs de joueurs historiques comme Gakpé, Veigneau, Bessat, Vérétout etc. Comment le vivez-vous ?

C’est le métier qui veut ça. Chacun est amené à partir du club dans lequel il évolue. On est plus beaucoup de rescapés de l’épopée de la montée et du groupe de ces dernières années, mais ce n’est peut-être pas plus mal pour eux et pour nous. Cela amène du sang neuf.

Avec votre statut d’ancien, parlez-vous davantage ?

Non, pas du tout. Je parle toujours de la même manière. Un joueur de 19 ans va avoir beaucoup de maturité et un autre de 30 ans peut avoir un comportement enfantin, donc, ça ne veut rien dire. On essaie d’accueillir les nouveaux du mieux possible. Je pense qu’ils sont bien intégrés. Maintenant, il faut que ça se ressente dans le jeu. Je pense qu’on est encore en rodage.

L’équipe a du potentiel sur le papier ?

Ça s’est rajeuni. Le recrutement a été fait de manière intelligente car il y a un vrai plus techniquement pour arriver dans la zone de finition à être plus performant. On ne le voit peut-être pas encore assez. J’espère que ça va venir, mais je trouve que le recrutement a été intelligent. L’avenir nous dira s’il a été bon.

L’équipe n’est-elle pas trop jeune ?

L’avenir nous le dira. C’est prématuré pour le dire. L’expérience manque dans les moments plus difficiles. Dans le foot, rien ne remplace l’expérience. Après, on a des jeunes talentueux qui ont réussi à se mettre au diapason par rapport à ce que demandait le coach tactiquement. Il va falloir, malgré leur jeune âge, qu’ils prennent plus de responsabilités, de risques sur le plan offensif.

L’équipe est encore en construction…

On n’est pas encore en pleine possession de nos moyens. C’est un peu comme si le moteur était encore bridé. J’espère que ça va se débrider rapidement pour qu’on joue pleinement notre chance dans ce championnat.

Sur un plan plus personnel, vous êtes installé en défense centrale depuis la reprise de l’entraînement. Comment vivez-vous cela ?

On n’a pas pris trop de buts. Deux ou trois en préparation [4 en réalité]. Aucun depuis la reprise de la L1. Quand tu sors d’un match et que tu n’as pas pris de but, tu te dis que t’as fait ton boulot. L’entente avec Koffi [Djidji] et Rémi [Riou] se passe très bien. Koffi, je l’affectionne particulièrement. Il a énormément de qualités. Le meilleur s’annonce pour lui car il n’est qu’au début de sa carrière.

Mais vous, vous éclatez à ce poste inhabituel de défenseur central ?

Je suis content oui… Après, j’aime courir donc c’est un peu frustrant parfois de rester derrière. Mais, ça me va aussi. La notion de duel est excitante. C’est un plaisir différent que d’évoluer au milieu. Si on me dit tu vas jouer les 38 matchs à ce poste, je prends.