Xavier Dupont de Ligonnès: Les huit rumeurs les plus folles sur le suspect

FAITS DIVERS Une journaliste vient de recevoir un courrier du présumé meurtrier affirmant qu’il est toujours vivant…

Camille Allain

— 

Une image de vidéo-surveillance montrant Xavier Dupont de Ligonnès, principal suspect de l'assassinat de sa femme et de leurs quatre enfants, en 2011 à Nantes.
Une image de vidéo-surveillance montrant Xavier Dupont de Ligonnès, principal suspect de l'assassinat de sa femme et de leurs quatre enfants, en 2011 à Nantes. — Thomas Coex AFP

Mais où est donc Xavier Dupont de Ligonnès ? L’auteur présumé du quintuple meurtre d’Agnès, sa femme, et de leurs quatre enfants est-il toujours en vie ? Et si oui, où peut-il se trouver ? Plus de quatre ans après la dramatique tuerie boulevard Schuman à Nantes, le sort de l’énigmatique père de famille suscite toujours autant d’interrogations. Il y a quelques jours, une journaliste a reçu une photo signée Xavier Dupont de Ligonnès. avec l’inscription « Je suis vivant ». La dernière rumeur d’une affaire qui suscite les fantasmes.

1. L’affaire des ossements

Le précédent rebondissement de l’affaire avait été la découverte d’ossements dans la forêt de Bagnols, dans le Var en avril. Retrouvés au milieu d’un genre de camp de survie, ces os laissaient alors penser que le fugitif aurait pu se cacher ici. Après quelques jours d’un maigre suspense, l’ADN parle et révèle que les ossements n’appartiennent pas à Xavier Dupont de Ligonnès.

2. Caché à Bastia

Un témoin rapporte avoir vu le meurtrier présumé à Bastia, en Corse. La nouvelle ravive la thèse de la planque de Xavier Dupont de Ligonnès, et certains vont même jusqu’à imaginer qu’il est aidé par la mafia corse. La dernière fois qu’il a été vu, c’était le 15 avril 2011 dans un hôtel Formule 1 de Roquebrune-sur-Argens. Depuis, plus rien.

3. L’escroc de Turin

En 2012, un journal italien révèle qu’une femme dit avoir eu une brève relation amoureuse avec le fugitif à Turin. Elle assure même qu’il l’a escroquée de plusieurs milliers d’euros avant de s’envoler. Les premiers mois qui ont suivi la découverte des corps sous la terrasse, les témoignages ont afflué de toute l’Europe. Le procureur avait fait état de plus de 650 signalements en deux mois. Certains affirment par exemple l’avoir vu à Saint-Germain-en-Laye.

4. Caché dans une grotte

De nombreuses investigations ont été menées dans les grottes et cavités de Roquebrune-sur-Argens (Var), où l’homme a été vu pour la dernière fois. Les recherches ne donneront rien.

5. La piste italienne revient souvent

Le fugitif aurait plusieurs fois été repéré de l’autre côté de la frontière, en Italie. Des restaurateurs avaient affirmé avoir vu l’homme en cavale déjeuner dans leur restaurant, avant qu’il ne s’éclipse précipitamment. Le physique « ordinaire » du fugitif fait qu’il est régulièrement signalé. « Xavier Dupont de Ligonnès a un visage tellement banal qu’on croit encore le voir partout », confiait un enquêteur à Presse-Océan.

6. Un complice dans la cavale ?

Juste après la disparition du Nantais, un couple de Belges affirme avoir vu le fugitif à la terrasse d’un bar dans le Var. D’abord seul, le prétendu Xavier Dupont de Ligonnès aurait alors eu un rendez-vous avec un autre homme. Un complice qui ne s’est jamais fait connaître.

7. Le journal intime révélé

En 2012, un internaute publie sur le Net de potentielles conversations qu’aurait eu Xavier Dupont de Ligonnès avant le drame. Des échanges qui ont eu lieu sur Facebook notamment, mais qui ne seront pas authentifiés.

8. La lettre d’au revoir

Le mystère autour de Xavier Dupont de Ligonnès est probablement accentué par la lettre qu’il a lui-même envoyée à ses proches pour les alerter de leur disparition. Le père de famille faisait alors état d’un départ précipité vers les Etats-Unis où toute la famille devrait changer de nom et se couper de tout moyen de communication, en raison de leur statut de témoin. Le courrier a donné lieu aux thèses les plus fantasques, notamment celle d’une exfiltration vers les Etats-Unis. Une thèse alimentée par la sœur du suspect, qui avait même ouvert un blog sur « l’autre vérité ».