Le mystère demeure après la mort d'une étudiante japonaise

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Kayo Nomura est finalement décédée jeudi soir, vers 23 h, au CHU de Nantes. L'étudiante japonaise de 31 ans y avait été admise lundi soir, après avoir été découverte par un couple de passants en train d'agoniser sur un trottoir, près de la gare.

«Chute, spontanée ou provoquée»

Une autopsie, pratiquée ce vendredi, a révélé la présence d'une fracture à l'arrière du crâne. Elle pourrait être la conséquence d'une «chute, spontanée ou provoquée», indique un policier. Par prudence, «l'hypothèse criminelle reste privilégiée», indique de son côté le parquet de Nantes.

Seule certitude, l'autopsie a «exclu toute trace de lutte», indique une source judiciaire, ainsi qu'un choc avec une voiture. Idem pour l'agression sexuelle, piste désormais écartée.

Il est par ailleurs apparu que Kayo Nomura avait un petit ami en France, qu'elle devait rencontrer le soir du drame. Celui-ci a été entendu par les enquêteurs, mais «aucun élément ne permet de l'incriminer», souligne-t-on au parquet de Nantes. Cela pourrait toutefois expliquer pourquoi Kayo Nomura se trouvait à cet endroit de la ville, à l'exact opposé de son appartement par rapport au restaurant japonais où elle travaillait en «extras» et d'où elle venait lundi soir.

«Sollicitations des médias nippons»

Une information judiciaire pourrait être ouverte en début de semaine prochaine, et une conférence de presse organisée «suite aux sollicitations des médias nippons», précise le parquet de Nantes.

A Nantes, Guillaume Frouin