Nantes: Vers un rejet des recours environnementaux contre l'aéroport?

NOTRE-DAME-DES-LANDES Le tribunal administratif de Nantes doit examiner jeudi les recours déposés contre le volet environnemental du projet d'aéroport. Le rapporteur devrait préconiser le rejet...

F.B. avec AFP

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Image de synthese du projet d' aeroport de Notre-Dame-des-Landes
Image de synthese du projet d' aeroport de Notre-Dame-des-Landes — JFA-artefactory

Le rapporteur public devrait demander jeudi au tribunal administratif de Nantes le rejet des recours environnementaux engagés contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, annoncent plusieurs associations de protection de l’environnement après en avoir été informées par leurs avocats. Or les juges suivent généralement les préconisations du rapporteur public. Leur décision est attendue avant fin juillet.

L’audience administrative de ce jeudi est extrêmement attendue, tant par les partisans que les opposants à l’aéroport. Dix-sept requêtes au total doivent être examinées à partir de 9h. Les juges devront dire si la destruction prévue des zones humides et celle d’une centaine d’espèces protégées, ou leur transfert, seulement possible à certaines périodes de l’année, sont justifiées et si les mesures compensatoires environnementales prévues sont suffisantes.

L’environnement, talon d’Achille du projet ?

Ces recours, déposés en février 2014 par les principales associations d’opposants, l’Acipa, le Cédpa et l’Adeca, mais aussi des associations de protection de l’environnement, Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et des particuliers, visent à faire annuler les quatre arrêtés préfectoraux dits « loi sur l’eau » et « espèces protégées », pris le 20 décembre 2013, qui autorisaient le coup d’envoi des travaux.

Pour les opposants, ce volet environnemental est le talon d’Achille du projet, « car les porteurs du projet bafouent toutes les règles élémentaires en matière d’environnement », estime Julien Durand, porte-parole de l’Acipa. Ils appellent à un rassemblement devant le tribunal jeudi matin.

La suspension des travaux liée au recours

L’accord politique passé avant les municipales avec EELV, qui prévoit un gel des travaux jusqu’à l’épuisement des recours des opposants, a été réaffirmé à de nombreuses reprises par les membres du gouvernement, ainsi que par le chef de l’Etat début janvier. Cependant, Manuel Valls avait suggéré en décembre de « s’engager dans la construction de Notre-Dame-des-Landes » dès la mi-2015, « après la décision du tribunal administratif » sur ces recours environnementaux.