Vigipirate: Les CRS boudent François Hollande, Cazeneuve réagit

SÉCURITÉ Les policiers dénoncent un « manque d’effectifs et de considération »…

O.A. avec AFP

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Les CRS porte de Vincennes à Paris, en janvier 2015.
Les CRS porte de Vincennes à Paris, en janvier 2015. — M. CROS/20 MINUTES

Le coup de colère a été entendu. Plus de 80 CRS sur 130 s’étaient fait « porter pâles » à l’occasion de la visite de François Hollande à Nantes, vendredi matin.

Les deux compagnies devaient pourtant assurer la sécurité du premier déplacement de François Hollande à Nantes en tant que chef de l’État. En réalité, les fonctionnaires entendaient ainsi dénoncer « un manque d’effectifs et de considération » sur fond de plan Vigipirate renforcé.

Ils ont été entendus, puisque la signature d’un accord de revalorisation indemnitaire, avec les syndicats Unsa et Unité-SGP/FO, est annoncée pour lundi.

D’autres compagnies touchées

Vendredi, le président de la République se rendait au congrès de la Mutualité Française. En raison de la défection des policiers initialement prévus, « d’autres compagnies ont été appelées en renfort », avait indiqué une source policière à l’AFP.

Le cas s’était déjà produit lors d’un précédent déplacement du chef de l’État à Brest, fin avril (44 policiers absents sur les 74 de la compagnie de CRS 13). Un fort absentéisme pour raisons de santé a également été constaté à Pau en début de semaine.

Indemnité journalière

Fin avril, trois syndicats de gardiens de la paix et de CRS avaient réclamé à leur administration une augmentation de leur « indemnité journalière d’absence temporaire (IJAT) ».

Le ministre de l’Intérieur a finalement réagi ce samedi en promettant une revalorisation en trois fois de l’IJAT des CRS et gendarmes mobiles, pour atteindre un total de +30 % en 2017 (39 euros au lieu de 30 actuellement).

« Les sujétions professionnelles propres à leurs missions, comme les fortes contraintes familiales qu’elles emportent, justifient l’ajustement de leur régime indemnitaire », indique Bernard Cazeneuve dans un communiqué.

Début juin, le directeur général de la police nationale avait déjà décidé de ramener le nombre moyen de compagnies employées quotidiennement « à un niveau permettant les actions de formation et la prise effective et nécessaire des repos »