Nantes: Patte à soigner, peau à faire briller, l’éléphant des Machines se refait une santé

TOURISME Le célèbre pachyderme de l'île de Nantes est arrêté pour maintenance pendant cinq jours, afin de se préparer pour la saison estivale...

Julie Urbach

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Des mesures pour le changement futur de la trompe Lancer le diaporama
Des mesures pour le changement futur de la trompe — J. Urbach/ 20 Minutes

Depuis le début de la semaine, il n’a pas montré le bout de sa trompe. Qu’arrive-t-il à l’éléphant préféré des Nantais, qui reste sans bouger au fond de la grande Nef ? On vous rassure tout de suite, pas de quoi s’inquiéter. Juste une patte à soigner, une queue à réparer, ou une peau à faire briller.

« Comme chaque année, en juin, nous effectuons un gros nettoyage et une maintenance préventive, explique Bertrand, le responsable des opérations. L’éléphant pourra ressortir en pleine forme dès samedi et pour tout l’été. » Un repos bien mérité pour le pachyderme de 12 mètres de haut, qui a transporté sur son dos plus de 90.000 personnes en 2014.

Balais-brosses et chiffons

Ainsi, pendant cinq jours, une dizaine de techniciens, peintres, ou autres soudeurs, sont au chevet de l’animal et de son moteur de 450 chevaux. Après une vidange et des analyses d’huile, un motoréducteur, qui entraîne l’une des quatre roues, va être changé. Au programme également de ces deux prochains jours, tout le corps de la bête va être soigneusement huilé, à l’aide de balais-brosses et de chiffons, après un intense ponçage.

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« Nous nous occupons aussi de vernir tous les balcons, rambardes, et mains courantes, très utilisées par le public », ajoute Françoise, la peintre dédiée. Le mécanisme de la queue ainsi qu’un vérin, usé, ont été remplacés. Les grandes oreilles, en cuir, seront, quant à elles, minutieusement graissées.

La trompe bientôt remplacée

En 2017, l’intégralité de la trompe articulée va être remplacée, pour la première fois en huit ans. Une équipe est déjà sur place pour prendre toutes les mesures, à l’aide d’une nacelle, afin de reconstruire la dizaine de coques. « Ça va lui faire du bien, sourit Bertrand, qui est aussi l’un des pilotes. Après toutes ces années, on ne le voit plus comme un gros robot mais comme un vrai animal… dont il faut prendre soin ! » Le vélum, cette grande toile claire tendue au-dessus des passagers, et cible bien aimée des pigeons, devrait aussi se refaire une beauté dans les années à venir.