Nantes: UberPop va déposer un recours contre l'arrêté d'interdiction du préfet

TRANSPORTS Le directeur France d'UberPop se dit «stupéfait» par l'arrêté préfectoral et annonce que sa société poursuivra son développement en Loire-Atlantique...

Frédéric Brenon

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Les taxis en colère sont restés plusieurs heures devant la préfecture. AFP PHOTO / GGOBET
Les taxis en colère sont restés plusieurs heures devant la préfecture. AFP PHOTO / GGOBET — AFP

Alors que le préfet de Loire-Atlantique a décidé d’interdire, ce mardi après-midi, par un arrêté préfectoral, l’activité du service UberPop sur le territoire départemental, la société américaine de mise en relation de clients et conducteurs non professionnels affirme qu’elle poursuivra tout de même son développement à Nantes.

« Seuls les juges disent ce qui est légal ou pas, réagit Alexandre Molla, directeur général Expansion France chez Uber. Or aucune décision de justice n’interdit à ce jour notre activité. Donc UberPop continuera. Cet arrêté du préfet n’est pas fondé. On étudie avec nos conseils la possibilité de former un recours, comme cela a déjà été fait dans les départements de Gironde et du Nord. »

Uber dénonce la pression des « taxis voyous »

Alexandre Molla, qui dit avoir sollicité une entrevue avec le préfet et la maire de Nantes, se déclare « stupéfait de voir qu’un préfet décide d’interdire UberPop à Nantes, seulement 36 heures après son arrivée, sous la pression de quelques dizaines de taxis voyous qui troublent l’ordre public. » Près de 200 taxis professionnels ont manifesté leur hostilité à l’arrivée d’UberPop ce mardi sur le périphérique, en centre-ville ou devant l'aéroport.

Le directeur d’Uber n’est pas non plus inquiet par les contrôles renforcés annoncés par le préfet de Loire-Atlantique. « A Bordeaux ou à Lille, aucun de nos conducteurs n’a été condamné », assure-t-il.

«Ne pas répondre et déposer plainte»

Quant aux menaces de représailles avancées par certains chauffeurs de taxis professionnels nantais, Alexandre Molla invite ses conducteurs à « ne pas avoir peur ». « Ça reste des faits isolés. On soutient nos conducteurs. On les encourage à ne pas répondre et à déposer plainte dès qu’il y a un problème. Les dégradations, s’il y en a, seront évidemment prises en charge par notre société. »

UberPop revendique un millier de personnes inscrites sur son service pouvant opérer sur Nantes en tant que conducteur. Près de 12.000 personnes ont également ouvert l'application d'Uber ces trois derniers mois dans l'agglomération nantaise.