Nantes: L'auto-école en ligne Ornikar va lancer ses leçons de conduite low-cost cet été

SOCIETE Après avoir gagné un combat juridique, la start-up annonce avoir réuni un réseau de 700 enseignants diplômés pour démarrer les leçons partout en France...  

Julie Urbach

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Illustration d'un cours de conduite
Illustration d'un cours de conduite — LCham/SIPA

C’est la dernière ligne droite. A partir de cet été, une petite révolution pourrait bien se produire dans le monde des auto-écoles. Car Ornikar, cette start-up qui ambitionne de diviser le coût du permis par deux, vient d’annoncer le lancement de ses cours de conduite.

Finis les profs et horaires imposés, cette auto-école en ligne propose tout simplement de mettre en relation les candidats au permis avec des enseignants diplômés et géolocalisables sur toute la France, pour un coût réduit, mais qui n’est pas encore communiqué. « Nous avons aujourd’hui des milliers de présinscriptions et un réseau de 700 enseignants, se félicite Alexandre Chartier, Nantais de 29 ans à la tête de la start-up. Nous allons pouvoir y aller. »

Combat juridique

Si Alexandre peut se réjouir, c’est que la route a été longue pour que son idée d’« améliorer l’expérience du permis de conduire grâce au numérique » puisse voir le jour. A son lancement, il y a près de deux ans, l’entreprise s’attire les foudres des professionnels du secteur : six associations et syndicats l’assignent même en justice pour demander suspension. « Nous sommes dans une profession réglementée et Ornikar a violé toutes les règles », expliquait l’avocat des plaignants. Ils ont été déboutés par le tribunal de commerce de Paris en juillet dernier.

Permis de conduire : avec des prix cassés, les auto-écoles en ligne se faufilent sur le marché

Depuis cette date, Alexandre Chartier et ses onze salariés, répartis entre Nantes et Paris, attendent toujours l’agrément délivré par la préfecture, obligatoire pour toute structure qui souhaite donner des cours de conduite. Un problème qui n’en est aujourd’hui plus vraiment un, à en croire le jeune patron. « Nous répondons à tous les critères pour recevoir cette autorisation mais ce n’est plus le sujet, assure Alexandre Chartier. La loi Macron va permettre de contourner le problème et de nous trouver des solutions. »

Passer son code pour 50 euros

La machine s’est déjà mise en route avec le lancement, depuis le mois de février, d’une formule pour le code de la route, qui serait déjà suivie par 3.000 candidats. Pour moins de 50 euros, la start-up propose un livre de code, des séries de question sur Internet en illimité et tout le matériel administratif pour passer son examen en candidat libre.

Reste un obstacle que même la persévérance du jeune entrepreneur ne pourra pas surmonter : les délais de présentation aux examens qui sont toujours égaux, en moyenne, à plusieurs mois, et encore plus longs pour les candidats libres. Même si une réforme est en cours, les apprentis conducteurs de Paris et Marseille, où la situation est particulièrement tendue, ne pourront pour le moment pas profiter du bon plan, indique Ornikar.