Bryan Coquard: Le Tour de France dans le viseur

CYCLISME Le coureur nazairien de l'équipe Europcar ne manque pas d’ambitions pour sa deuxième partie de saison. A un mois du départ du Tour de France, il peaufine, à partir de mercredi, sa préparation sur le tour du Luxembourg.

Guillaume Leroux

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Bryan Coquard s'était imposé en début d'année sur l'Etoile de Bessèges
Bryan Coquard s'était imposé en début d'année sur l'Etoile de Bessèges — SYLVAIN THOMAS / AFP

Quelques semaines après sa deuxième victoire de la saison sur la première étape des quatre jours de Dunkerque, Bryan Coquard espère de nouveau lever les bras au Tour du Luxembourg, qui débute aujourd’hui. «Le parcours correspond à mes qualités, j’y vais pour le classement général, pas seulement pour remporter des étapes.» 

Le coureur de la formation Europcar participera ensuite à la Route du Sud, puis aux championnats de France (28 juin), sur les terres de son équipe, à Chantonnay (85). «Ce sera une course longue et usante, mais comme je passe de mieux en mieux les bosses, je me dis pourquoi pas. On verra les limites de chacun. Mais dans tous les cas, c’est un passage obligé avant le Tour.»

Le Tour, le mot est lancé. Bryan Coquard sera au départ de sa deuxième Grande boucle le 4 juillet. L’an passé, pour sa première participation, il avait terminé à sept reprises dans les huit premiers d’étape (104e au classement général). Cette année, les objectifs sont les mêmes : se rapprocher des meilleurs et jouer son va-tout dans la quête du maillot vert.

Pas le leader de son équipe

« Dans les sprints massifs, il y aura toujours plus fort que lui, analyse son entraîneur Fabien Aoustin, mais s’il parvient à faire un Top 3 et un Top 10 dans les étapes plus difficiles comme au Mur de Huy ou à Mûr-de-Bretagne, ce serait bien.»
Difficile d’en demander plus à un coureur qui, contrairement à d’autres sprinters (Alexander Kristoff, Marcel Kittel, Mark Cavendish...), n’aura pas beaucoup d'équipiers autour de lui, l’équipe Europcar étant articulée autour de Pierre Rolland. «Je suis encore jeune, je continue de progresser mais je sais que je suis plus fort que les années précédentes.» Ne reste plus qu’à le confirmer sur le Tour.