Créé par un jeune Nantais, le réveil olfactif disponible en prévente dès ce mercredi

INNOVATION Les précommandes du Sensorwake, un appareil qui vous tire du sommeil grâce aux odeurs, sont lancées ce matin, 9h, sur la plate-forme Kickstarter...

Julie Urbach

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Le réveil olfactif propose une quinzaine d'odeurs Lancer le diaporama
Le réveil olfactif propose une quinzaine d'odeurs — Sensorwake/DR

C’est ce qu’on appelle avoir du flair. A tout juste 18 ans, Guillaume Rolland, cet étudiant à l’université technologique de Compiègne mais qui a passé toute sa jeunesse à Nantes, continue sa route vers le succès. Son invention, un réveil olfactif qui promet de nous tirer du lit tout en douceur grâce à des odeurs, est disponible en précommande sur Internet à partir de ce matin, 9h.

Objectif : 50.000 euros

Le site américain Kickstarter, poids-lourd du crowdfunding, l’a sélectionné pour le lancement officiel de sa plate-forme française ce mercredi. Pour 60 euros, les 200 premiers acheteurs pourront ainsi se procurer le « Sensorwake » accompagné de deux capsules (soit 120 utilisations) à choisir parmi une quinzaine d’odeurs variées comme celle du croissant chaud, la fraise tagada, la vanille ou même le dollar. Les autres devront en débourser 79, pour une livraison possible partout dans le monde, et prévue à l’automne.

« L’objectif est de collecter 50.000 euros de précommandes pour lancer la production des réveils et ensuite envisager une distribution, espère Guillaume Rolland. La campagne dure 38 jours mais si ça démarre bien, on peut atteindre l’objectif en une journée et aller bien plus loin… C’est hyper excitant mais il y a beaucoup de pression ! »

Capacité à bien s’entourer

Tous les signaux semblent pourtant au vert pour cet admirateur de Léonard de Vinci. Repéré l’an dernier par Google, le jeune nantais a depuis monté sa start-up, noué de nombreux contacts comme avec la ministre Axelle Lemaire, écumé les plateaux télé, reçu la médaille d’or du dernier concours Lépine mais aussi conquis le leader mondial de la parfumerie Givaudan, qui l’a accompagné dans l’élaboration des arômes de ses capsules.

Si Guillaume Rolland voit dans cette aventure « beaucoup de coups de chance », son nouvel associé, un Nantais de 30 ans, met en avant la « détermination » de l’inventeur. « C’est quelqu’un qui reste humble, tout en ayant cette capacité à bien s’entourer, estime Ivan Skybyk, qui s’occupe notamment de l’aspect administratif. Il sait convaincre les gens et les emmener avec lui dans son projet ». Pour preuve, même son école y a été de son petit soutien, en lui aménagement sa première année de scolarité.

Système de diffusion perfectionné

Sur l’aspect technique, le jeune homme ne laisse non plus rien au hasard : l’objet en lui-même a été perfectionné avec un nouveau système de diffusion sain, sans risque pour la santé, qui parfume le filet d’air plutôt que d’envoyer des goutelettes.

Un appareil que son inventeur rêve, après cette étape, de commercialiser dans des concept stores, et à terme comme produit high tech dans des magasins d’électroménager. « On a même pensé à rajouter un signal sonore qui se déclenche si besoin au bout de trois minutes, sourit Guillaume. Histoire de se réveiller, même si l’on a le nez bouché ! »