Nantes: Le coup de gueule du maire de Rezé contre Johanna Rolland

POLITIQUE Le socialiste Gérard Allard n'apprécie pas de voir sa candidature à la présidence du MIN écartée au profit de Pascal Bolo. Il en profite pour critiquer vivement la gouvernance de Nantes métropole...

Frédéric Brenon

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Gérard Allard, maire socialiste de Rezé et deuxième vice-président de Nantes métropole
Gérard Allard, maire socialiste de Rezé et deuxième vice-président de Nantes métropole — FABRICE ELSNER/20MINUTES

Le ton du communiqué envoyé à quelques médias mardi soir n’étonnerait pas tant que ça si son auteur n’était pas un élu socialiste, deuxième vice-président de Nantes métropole qui plus est. Le maire de Rezé, Gérard Allard, critique la « nouvelle gouvernance » maintes fois annoncée par la maire PS de Nantes et présidente de Nantes métropole, Johanna Rolland. Objet de sa colère : la présidence du Marché d’intérêt national (MIN), lequel doit être transféré de l’île de Nantes à Rezé en 2018.

Pour remplacer Alain Robert à la présidence de la société gestionnaire du MIN, c’est en effet la candidature de Pascal Bolo, premier adjoint PS au maire de Nantes, vice-président de Nantes métropole, conseiller départemental et président de la Semitan, qui devrait être présentée à la fin de ce mois. Une décision qui « stupéfait » Gérard Allard, lui-même candidat.

« Je pensais naïvement que les engagements seraient tenus »

« J’ai revendiqué cette présidence non pour des raisons personnelles mais parce qu’il me paraît nécessaire que la principale ville du sud-Loire accueillant cette structure soit impliquée dans cette gouvernance », déplore le maire de Rezé, par ailleurs chargé du développement économique à Nantes métropole.

Pour l’élu rezéen, cette « affaire » est « une nouvelle ligne de non-respect dans cette nouvelle gouvernance promise » par Johanna Rolland lors de son élection il y a un an. « J’attendais un vrai partenariat, une écoute particulière. Les engagements ont été clairs. Je pensais naïvement qu’ils seraient tenus. Tel n’est pas le cas », dénonce Gérard Allard, jugeant que « les responsabilités dans la gouvernance des organismes para-publics sont essentiellement nantaises ».

Pour Johanna Rolland, c’est « inacceptable »

Solicitée, Johanna Rolland « refuse d’entretenir une polémique inutile », celle-ci n’étant « pas au niveau des enjeux de la sixième métropole française ». « Elle a appelé Gérard Allard. Elle lui a dit que c’était inacceptable. Ils auront l’occasion de s’en expliquer », précise l’entourage de la présidente de Nantes métropole.