Nantes: Des habitants rassemblés à Indre pour soutenir les Roms expulsés

SOCIETE Des habitants et élus d'Indre s'étaient mobilisés la semaine dernière pour empêcher les caravanes de Roms expulsés d'entrer sur leur commune...  

Frédéric Brenon

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Manifestation de soutien aux roms apres l expulsion d un camp situe a Saint Herblain.S.SALOM-GOMIS/SIPA
Manifestation de soutien aux roms apres l expulsion d un camp situe a Saint Herblain.S.SALOM-GOMIS/SIPA — SIPA

Réunis à l'appel de plusieurs associations, près de 200 personnes se sont rassemblées sur les marches de l'hôtel de ville d'Indre ce vendredi matin pour exprimer leur solidarité aux Roms expulsés, dire «non au racisme», réclamer le «respect des droits fondamentaux» et dénoncer l'attitude récente de la municipalité indraise.

Le 29 avril, les forces de l'ordre avaient procédé à l'expulsion de deux importants campements de familles roms installées illégalement près de la déchetterie de Tougas à Saint-Herblain. Plus de 120 caravanes s'étaient alors retrouvées sur les routes de l'agglomération nantaise en recherche d'un terrain.

Mobilisés pour bloquer les caravanes

Ne souhaitant pas qu'elles pénètrent sur leur commune, plusieurs habitants d'Indre, dont quelques élus du conseil municipal et le maire Serge David (DVG), s'étaient alors mobilisés pour filtrer les véhicules et bloquer les caravanes.

Une partie de ces familles roms expulsées se sont depuis réinstallées sur un terrain privé situé quartier Beaujoire à Nantes.

Ces dernières années, Indre a été régulièrement confrontée à l'arrivée de familles roms sur la commune ou à proximité. Un village de la solidarité, accueillant cinq familles dans des mobile-homes, avait été ouvert en 2010 par le maire précédent, Jean-Luc Le Drenn (PS).