Nantes: «L'objectif de 400 nouvelles places en crèches d'ici à 2020 sera tenu»

PETITE ENFANCE La mairie de Nantes fait le point sur les places créées pour répondre à la forte demande de garde en accueil collectif...

Frédéric Brenon

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NANTES, le 13/12/2012 Une creche dans le centre ville
NANTES, le 13/12/2012 Une creche dans le centre ville — FABRICE ELSNER/20MINUTES

C’était l’une des principales promesses de campagne de Johanna Rolland: ouvrir 400 places supplémentaires en crèches et multi-accueils durant le mandat. Un an après l’élection de la nouvelle maire de Nantes, où en est-on? Le point.

Plus d'une centaine de places pour commencer. Quelque 55 places nouvelles de crèches (municipales et associatives) ont déjà été créées à Nantes depuis un an. Environ 80 places supplémentaires s’y ajouteront d’ici un an, notamment grâce à l’ouverture de deux crèches quartiers Talensac et Saint-Clément. Puis encore une trentaine fin 2016. «L’objectif de 400 places d’ici à 2020 sera le tenu. On s’engage vraiment là-dessus, même si cela représente un gros effort», assure Ghislaine Rodriguez, adjointe au maire chargée de la Petite enfance.

Le réseau associatif se muscle. Confronté à un vieillissement de ses locaux et, surtout, à des difficultés budgétaires récurrentes, le réseau des crèches associatives, qui offre le plus grand potentiel d’accueil régulier de Nantes, est en train de se réorganiser pour présenter une taille d’au moins 40 places par structure, contre 22 en moyenne jusque-là. Une part importante des créations de places du mandat sont d'ailleurs dues à cette évolution encouragée par la ville et la Caisse d'allocations familiales (Caf). «C’est une phase de développement nécessaire pour assurer leur pérennité. Cela se traduit par des agrandissements de locaux là où c’est possible, des transferts sur des locaux neufs, voire des fusions de structures», explique Ghislaine Rodriguez.

Demande toujours aussi forte. La mairie de Nantes a reçu l’an passé 2500 dossiers de demandes de place en crèche, pour un millier d’inscriptions seulement. «La demande reste supérieure au nombre de places, concède Ghislaine Rodriguez. Il y a un a priori positif sur l’accueil collectif. Le coût est également attractif. Sans oublier que la population augmente. Mais les demandes ne reflètent pas forcément les besoins réels. Car au final, entre les assistances maternelles, la garde partagée, aucune famille ne se retrouve sans solution de garde. C’est ça qui est important. Il ne faut pas se focaliser uniquement sur les crèches. C'est bien un ensemble de solutions qui répond aux besoins. Il faut valoriser davantage les autres modes d'accueil qui, en plus, présentent des niveaux de satisfaction très élevés. La plupart des familles qui ont expérimenté l'assistante maternelle alors que ce n'était pas leur premier choix ne veulent, par exemple, plus en changer.»

La poussée du privé. En parallèle des 67 multi-accueils municipaux et associatifs, la ville de Nantes observe une importante croissance des crèches privées, en particulier des micro-crèches (10 enfants maximum) portées par les entreprises.«C'est une offre qui progresse fortement. Le coût est le même pour les familles. On est en train de faire un diagnostic de cette offre afin de mieux la connaître», explique Ghislaine Rodriguez. Un soutien aux crèches intercommunales d'entreprises va également être apporté par Nantes métropole. Une structure intercommunale est ainsi en projet sur le site de l'ancienne maison d'arrêt de Nantes, place Aristide-Briand.