VIDEO. Nantes: La première salle de France spécialement dédiée au parkour a ouvert

LOISIRS Un passionné d'art du déplacement et ancien élève des Yamakasi vient d'ouvrir un lieu dédié quartier Nantes-Sud...  

Julie Urbach

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La salle 4PK — Noresil/4PK

Des barres pour travailler équilibre et agilité, un grand bac de cubes en mousse pour les acrobaties, des plots et des obstacles en bois pour les sauts... Depuis deux semaines, les accros au Parkour, cette discipline urbaine spectaculaire popularisée au départ par le film Yamakasi, s’en donnent à cœur joie.

Pour la première fois en France, une salle spécialement dédiée à cette pratique à ouvert, quartier Nantes-Sud (Sèvres), dans un ancien garage auto de 200 m2, haut de six mètres sous plafond.

Un endroit pour se perfectionner

«Cet endroit permet de recréer les conditions idéales pour travailler toutes sortes de techniques, qu’il pleuve ou qu’il neige», s’enthousiasme Stany Boulifard, 28 ans, créateur de 4PK. Ouverte pour le moment qu’en soirée pendant les jours de semaine (10 euros l’entrée), elle fait surtout le plein le week-end, où des «traceurs» des quatre coins de la France viennent tester cette nouveauté. Comme Nicolas, qui habite à Paris, et trouve ici d’autres sensations.

«On n’a pas l’habitude d’évoluer sur du bois mais pourquoi pas. Cette salle est vraiment une bonne idée, c’est plus safe, même si je crois que je préfère le mobilier urbain.» «C’est un outil pour se perfectionner, se réunir aussi, mais qui ne remplacera jamais le fait de s’entraîner à l’extérieur!», acquiesce Stany.

Une pratique déjà développée

Car l’art du déplacement n’a pas attendu la création de cet endroit pour se développer à Nantes. Quelque 200 personnes, de 5 à 50 ans mais principalement des ados, suivraient à l’année les cours hebdomadaires donnés par le jeune Nantais, qui a commencé à apprendre la discipline il y a une dizaine d’années à Evry, avec les Yamakasis en personne. Au total, plus de 500 Nantais amateurs d’adrénaline et tentés de tester leurs limites s’adonneraient à la pratique, notamment autour de la médiathèque Jacques-Demy, le jardin des Fonderies, sur l'île Versailles, ou aux abords des cales, sur l’île de Nantes.

Cette année, certaines écoles primaires de l’agglo le proposent même comme activité périscolaire. «En plus de savoir se déplacer, le parkour est un art de vie, estime Stany. On apprend le goût de l’effort, le respect des autres, le partage… C’est aussi ludique ce qui fait que tout le monde peut s’y mettre. Courir, bouger, grimper, sauter, c’est inscrit en nous!»