HBC Nantes: «Faire le doublé, ça serait quelque chose de considérable», estime Rock Feliho

INTERVIEW Ce dimanche, le HBC Nantes, vainqueur de la Coupe de la Ligue fin mars, jouera la finale de la Coupe de France contre Paris...

David Phelippeau
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Le capitaine du HBC Nantes Rock Feliho.
Le capitaine du HBC Nantes Rock Feliho. — Ouest Médias / SIPA

Vers un doublé historique? Dimanche, dans la salle de Coubertin à Paris, le HBC Nantes peut s’offrir une deuxième Coupe après celle de la Ligue il y a trois semaines. Les Nantais affrontent Paris en finale de la Coupe de France. Et pour le capitaine nantais Rock Feliho, la pression pèse sur les Parisiens, qui pourraient ne glaner aucun trophée en cas de défaite ce dimanche.

Dans quel état d’esprit êtes-vous?

On veut faire le doublé. Ça serait historique. On a attendu un moment avant d’avoir un titre, on a la possibilité d’en avoir un deuxième tout de suite. Ça serait quelque chose de considérable. On est libéré depuis notre succès en finale de la Coupe de la Ligue. Notre saison est déjà réussie. Si on gagne, ça serait «the icing on the cake»!

Paris ne devrait pas avoir le titre en championnat, la Coupe de France est leur dernière chance?

Les Parisiens n’ont que ça à gagner. Paris, ça reste le grand favori. Ça serait un accident industriel, si le club de la Capitale ne gagne pas de titre à la fin de la saison. Clairement, la pression est sur les Parisiens, et pas sur nous. De toute façon, le PSG est toujours favori en France. Tous les postes sont doublés par des internationaux et ils n’ont que des super-joueurs.

La clé du match, c’est leur gardien Omeyer?

Non, ce sont les quinze joueurs qui sont la clé. On doit se concentrer sur nous, mais on n’est pas à l’abri qu’un ou deux joueurs fassent le show. La preuve, le Danois Hansen ce week-end a mis 15 buts contre Veszprem (défaite du PSG 34-28 en Ligue des champions), et ce n’était pas le HBC Nantes en face!

Le fait de jouer à Coubertin c’est un handicap pour vous?

Ça aurait été mieux qu’on joue à Bercy. Coubertin, ça fait moins rêver et ça reste leur salle. On doit jouer en finale contre le PSG, sur son terrain. Ce n’est pas neutre. En plus, on va jouer contre des joueurs qui n’ont pas l’habitude de perdre des finales. Le challenge est grand, mais on n’a pas peur de ça. On va accepter le défi avec grand plaisir.