Davantage de contraintes environnementales à Nantes-Atlantique qu'à Notre-Dame-des-Landes, selon une étude

PROJET D'AEROPORT Selon une étude commandée par la CCI, l'impact environnemental d'un réaménagement de l'aéroport Nantes-Atlantique serait plus fort qu'à Notre-Dame-des-Landes...

Frédéric Brenon

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Image de synthese du projet d' aeroport de Notre-Dame-des-Landes
Image de synthese du projet d' aeroport de Notre-Dame-des-Landes — JFA-artefactory

Dans l'attente de la décision du tribunal administratif de Nantes concernant les recours déposés contre les arrêtés préfectoraux autorisant le démarrage des travaux du nouvel aéroport, la chambre de commerce et d'industrie (CCI) des Pays de la Loire a dégainé ce mardi une nouvelle étude. Celle-ci confirme l'intérêt de transférer l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes au nom cette fois du bénéfice environnemental.

Selon le cabinet international EY, un réaménagement de l'aéroport de Nantes-Atlantique (que ce soit l'agrandissement en profondeur souhaité par la DGAC ou la transformation plus modeste préconisée par les élus opposés au projet réunis au sein du CeDpa) serait en effet plus contraignant sur le plan environnemental que construire un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Mesures compensatoires pour les zones Natura 2000

«Contrairement à Notre-Dame-des-Landes, le site de Nantes-Atlantique compte trois zones Natura 2000 à proximité dont deux à moins de 5 km. Or au regard du droit européen, dès lors qu'on modifie cet aéroport, outre qu'il faudra se mettre en conformité avec la loi sur l'eau et la loi sur les espèces protégées, il faudra aussi mettre en œuvre des mesures compensatoires pour les zones Natura 2000 impactées. C'est peut-être possible, mais ça coûterait très cher. Beaucoup plus qu'à Notre-Dame-des-Landes», explique Bruno Hug de Larauze, président de la CCI des Pays de la Loire, à la lecture de l'étude.

Selon ce dernier, «les opposants évoquent régulièrement les contraintes environnementales à Notre-Dame-des-Landes sans les comparer à Nantes-Atlantique». «Cette étude remet les choses à plat. On aurait dû la commander avant», poursuit-il.