Nantes: L'écologiste Robert Chiron s'est éteint

DISPARITION Véritable figure militante de l'agglomération nantaise, Robert Chiron est décédé ce week-end, à l'âge de 73 ans...

Frédéric Brenon

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Robert Chiron, assis au centre , lors de la greve de la fai contre le projet d'aeroport de Notre-Dame-des-Landes en mai 2012
Robert Chiron, assis au centre , lors de la greve de la fai contre le projet d'aeroport de Notre-Dame-des-Landes en mai 2012 — SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA

C'était un militant écologiste acharné. Du genre à se frotter à tous les combats, presque toujours avec sourire et pédagogie. Robert Chiron est décédé samedi, à l'âge de 73 ans, à son domicile de La Chapelle-sur-Erdre, alors qu'il souffrait d'un cancer depuis une quinzaine d'années.

Véritable figure de l'agglomération nantaise, cet ancien enseignant avait fondé l'association Bolivia Inti-Sud Soleil qui promeut l'utilisation de fours solaires et mène des actions contre la pauvreté en Amérique latine et en Afrique.

Défenseur de l'habitat à énergie positive, Robert Chiron était aussi connu comme étant un vif opposant à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, projet contre lequel il avait mené, avec d'autres militants, une grève de la faim en avril-mai 2012. Ses engagements contre les pesticides, pour la protection des abeilles ou pour le libre accès aux rives de l'Erdre étaient également notoires.

«Il laisse un héritage riche»

Pascale Chiron, candidate EELV à la mairie de Nantes et désormais troisième adjointe au maire, est sa fille.

«Robert Chiron a marqué l'écologie politique de l'agglomération nantaise et bien au-delà. Son engagement était celui de l'écologie accessible à tous, en direction des plus modestes. Jovial, attentif, pédagogue, Robert était une sentinelle. Sentinelle comme les abeilles qu'il affectionnait tant. Il laisse un héritage riche qu'il nous faudra faire fructifier», estiment les élus écologistes de Nantes et de la métropole.

Ses obsèques auront lieu mardi (16h) à La Chapelle-sur-Erdre