Nantes: Le point d'étape de Johanna Rolland, un an après son élection

POLITIQUE La maire socialiste de Nantes revient sur les actions déjà réalisées et dévoile les perspectives pour 2015...

Frédéric Brenon

— 

Johanna Rolland, 35 ans, est à la tête de l'hôtel de ville depuis avril 2014.
Johanna Rolland, 35 ans, est à la tête de l'hôtel de ville depuis avril 2014. — S.Salom-Gomis / Sipa

Un an après son élection à la tête de la mairie de Nantes, Johanna Rolland a fait le point mercredi sur le début de son mandat.  Réfutant l’idée d’un bilan («ce n’est qu’en 2020 que nous le ferons»), l’édile socialiste a mis en avant certaines réalisations jugées marquantes: l’ouverture des commerces deux dimanches avant Noël, la création de 400 emplois d’avenir, la mise en œuvre d’un tarif Tan pour les familles le samedi, le lancement du grand débat sur la Loire, la décision du transfert du MIN à Rezé, la mise en place d’un microcrédit étudiant, l’obtention du label numérique French tech, l'ouverture de deux nouveaux marchés, ou la création de 70 parcelles de jardins familiaux...

«Un nouveau cycle s’est ouvert, marqué par la transparence et la co-construction avec les habitants», indique Johanna Rolland, qui insiste sur la «refondation du dialogue citoyen et des conseils de quartiers», la «mise en place à venir d’un budget participatif et d’un bureau de projets».

Les perspectives pour 2015

La maire de Nantes a également dévoilé les principaux projets qui seront réalisés en 2015. Retenons ainsi la création d’une maison de la tranquillité publique à la Manufacture –où seront centralisées les demandes d’habitants en matière de sécurité ou de troubles de voisinage–, le lancement d’une application mobile gratuite multi-services (transports, cantines, crèche, sorties, etc.), l’ouverture d’un guichet unique pour la rénovation énergétique, la création d’ateliers d’artistes, la mise en place d’un Conseil de la nuit, l’ouverture de 80 places supplémentaires en crèche, le lancement de la monnaie locale Sonantes, ou la livraison du miroir d'eau face au château.

Le tout dans un  contexte de baisse de dotations de l’Etat «sans précédent». «Je crois que ça va trop loin. Il faut dire la vérité aux Nantais», s'inquiète sur ce point Johanna Rolland.

L'opposition ne fait pas la même lecture

La chef de file de l’opposition, Laurence Garnier (UMP), est nettement plus critique avec la première année de Johanna Rolland. Elle pointe ainsi du doigt «l’immobilisme» de la maire en matière d’insécurité «alors qu’elle en avait fait un élément fort de sa campagne». Elle reproche aussi la forte hausse du chômage à Nantes, la «hausse massive du coût de stationnement», l'extension du périmètre de stationnement payant, une «gouvernance archaïque» ou encore l'usage trop régulier d'une «langue de bois sécurisante». Plus globalement, Laurence Garnier dénonce une «absence de vision» pour Nantes.