Nantes: Une boutique «zéro déchets» en centre-ville, ce projet qui emballe les Nantais

INITIATIVE O Bocal, un magasin sans emballages, doit ouvrir à l'automne mais suscite déjà l'intérêt des habitants...

Julie Urbach

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Produits bio dans un supermarché Biocoop à Paris. Chez O Bocal, il faudra amener ses propres contenants, et non des sachets papiers.
Produits bio dans un supermarché Biocoop à Paris. Chez O Bocal, il faudra amener ses propres contenants, et non des sachets papiers. — Sebastien Ortola/20 MINUTES

L’une se fabrique de petites poches en tissu pour remplacer les sacs plastiques. L’autre prépare sa propre lessive, à base de bicarbonate de soude et de savon de Marseille. Comme Véronic et Johanna, de plus en plus de Nantais semblent s’intéresser au mode de vie «Zéro déchets».

Pour preuve, les 300 places pour la soirée qu’elles organisent ce mercredi à Nantes en présence de Bea Johnson, cette Française installée avec sa famille aux Etats-Unis qui ne produit qu’un litre de déchets par an, sont toutes parties. Une liste d'attente a cependant été mise en place par email à grand.defi.nantes@gmail.com.

Boutique sans emballage

Pour les deux jeunes femmes, la démarche va même aller plus loin. Désireuses d’impulser ce mode de consommation différent à Nantes, elles projettent d’ouvrir à l’automne, Ô Bocal, une boutique sans emballages de 120 m2 en centre-ville. Et l'initiative, là aussi, attire les curieux. Alors qu'une page Facebook vient d'être lancée, plus de 800 internautes s'y sont déjà inscrits. Lors d'une pré-étude au sujet du lancement de la boutique, 2.200 réponses ont été reçues en 15 jours. «98% se disaient très favorables, ils sont très impatients», se réjouissent les porteuses de ce projet déjà bien mûr.

«Il y aura de l’épicerie sèche en vrac, mais aussi du frais, des yahourts et des boissons avec un système de consigne, détaille Johanna. On y trouvera des produits d’entretien et d’hygiène, comme des brosses à dents où il n’y a que la tête à changer. Tous les ingrédients pour fabriquer soi-même ses produits ménagers seront disponibles.»

Un lieu ressource

En plus d’inciter les habitants à amener leurs propres contenants, Ô Bocal a pour ambition de devenir un lieu de référence dans le «zéro déchets». «On proposera un espace café-ressources, où l’on organisera des ateliers et échangera des astuces, illustre Véronic. L’idée n’est pas de parler de la pollution, de ce qui va mal, mais plutôt d’apporter des solutions simples. Et de montrer que consommer plus durablement ne veut pas non plus dire arrêter de consommer!»

A Bordeaux, la première épicerie sans emballages, la Recharge, a ouvert ses portes mi-juillet. Un succès puisqu’entre 100 et 200 passages en caisse sont désormais enregistrés chaque jour.

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