FC Nantes: Les huit plus grandes «blagues» passées par la Jonelière

FOOTBALL 1er avril oblige, 20 Minutes Nantes a sélectionné les huit plus grandes «plaisanteries» qui ont porté le maillot du FCN...

David Phelippeau

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Le Messie des Balkans Stefan Babovic.
Le Messie des Balkans Stefan Babovic. — Evrard JS / SIPA

Des flops, des fiascos. Pour le 1er avril, nous utiliserons le mot «blague». 20 Minutes Nantes a sélectionné 8 joueurs du FC Nantes, annoncés talentueux, et qui ont fait pschitt. Cette sélection (dans le désordre) est évidemment subjective et n'est bien sûr pas exhaustive. Voici les 8 plus grandes plaisanteries passées par la Jonelière...

1) Gaëtano Giallanza (1997-2000)

L'attaquant italo-suisse débarque à Nantes en 1997 avec la réputation d'être un bon buteur. 12 matchs et 2 buts en L1 plus tard, le FCN ne lui fait plus confiance. Il sera alors prêté quelques mois à Bolton puis à Norwich. Il écumera les clubs de seconde zone (suisses notamment) et finira sa carrière professionnelle en 2008. En 2014, Giallanza, âgé de 40 ans, reprend la «compétition» en 4e division suisse avec Neuchâtel City. Une arrivée vécue comme un événement là-bas si l'on en croit cette vidéo...

2) Alexander Viveros (2004-2005)

Ce défenseur international colombien arrive à Nantes en juin 2004 pour pallier le départ de Sylvain Armand, parti au PSG. Il a 26 ans et signe pour trois ans. Le président nantais de l'époque Jean-Luc Gripond est élogieux à son sujet. Lent et peu à l'aise avec le ballon, Viveros souffrira de la comparaison avec Armand. Il sera moqué en raison de son «léger» embonpoint. Certains supporters nantais le surnomment «Vive la grosse!». Regardez un peu cette vidéo des plus beaux gestes de Viveros...

3)  Dragan Jakovljevic (1989-1991)

A la fin des années 80, Nantes cherche toujours un successeur à Vahid Halilhodzic, parti trois ans plus tôt. Les recruteurs nantais enrôlent cet international yougoslave. Lors de sa première saison, il inscrit 5 buts en 28 matches (dont 1 triplé et sur les 6 première journées). La saison suivante, il marque 2 buts en une vingtaine d'apparitions. Loko, jeune du club, lui piquera sa place...

4) Jean-Claude Milani (1988-1990)

Elu meilleur gardien de but du championnat suisse avec le FC Lausanne en 1983 et 1988, Jean-Claude Milani (Franco-Suisse car marié à une Française) est escorté plutôt d'une belle réputation quand il débarque à la Jonelière à l'été 1988. Il vient à Nantes pour succéder à l'historique Jean-Paul Bertrand-Demanes. Il jouera finalement 4 matchs en deux saisons de D1, devancé par David Marraud.

5) Florin Bratu (2004-2007)

Juillet 2004, l’attaquant roumain Florin Bratu signe trois ans à Nantes. Lors de sa présentation officielle, l’entraîneur Loïc Amisse le présente comme «un mélange de Cissé et Trézéguet». En réalité, Amisse ne connaissait guère le joueur et il se murmure qu’on lui avait dit de dire ça. Bratu restera trois ans à Nantes, jouera treize matchs et marquera… deux buts!

Florin Bratu face à l'AJ Auxerre. - FRANK PERRY / AFP

6) Stefan Babovic (2007-2010)

A son arrivée, il est présenté par l'ancien directeur sportif Christian Larièpe comme «le Messie des Balkans». Nantes paie 2,5 millions d'euros pour un joueur, complètement ingérable. Un jour, en raison d'un différend anodin, alors que Djamel Abdoun est penché pour enlever une de ses chaussures, Stefan Babovic lui assène un coup de pied terrible dans la figure... Il jouera une trentaine de matchs de L1 et L2 confondues et n'inscrira aucun but. Il évolue actuellement au Partizan Belgrade en Serbie.

7) Javier Mazzoni (1996-1998)

Cet Argentin, large d'épaule et... du ventre, doit faire oublier Nicolas Ouédec, parti à l'Espanyol de Barcelone. Lors de sa première saison, il inscrit 1 but en 19 matchs. Sa seconde saison nantaise, il la passera en réserve, jugé trop lent et trop lourd. Mazzoni, dont le physique faisait penser à un livreur de pizzas ou un acteur de films pornographiques, a expliqué à la fin de son aventure ne pas avoir pu s'intégrer à Nantes... Dans une vidéo de 2011, on se rend compte que l'arrêt du foot lui a été préjudiciable. La preuve en images.

8) Aziz Makukula (2002-2004)

1 but en 18 matchs de D1 pour cet attaquant portugais, acheté au prix fort de 5,4 millions d'euros! A son arrivée, les dirigeants nantais fondaient beaucoup d'espoirs sur lui. «La perle portugaise», titrait le journal Ouest-France à son arrivée. En juillet 2003, il sera prêté à Valladolid puis est vendu par le FCN (3,5 millions d'euros) au FC Séville l'année d'après.

L'attaquant portugais Aziz Makukula contre Nice. - FRANCK PREVEL/AP/SIPA;