HBC Nantes: «C'est jouissif, on est enfin dépucelés», se réjouit Mathieu De la Bretèche

INTERVIEW L'ailier droit du HBC Nantes revient sur le premier titre remporté par sa formation, en finale de la Coupe de la Ligue, dimanche, face à Toulouse, à Rouen...

David Phelippeau
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L'ailier droit nantais Mathieu De la Bretèche.
L'ailier droit nantais Mathieu De la Bretèche. — Pillaud / LNH

La journée fut belle et la nuit courte. Le HBC Nantes a inscrit un premier titre à son palmarès, dimanche, en gagnant la Coupe de la Ligue. Mathieu De la Bretèche (25 ans), joueur historique du club, savoure encore. 20 Minutes Nantes l’a joint, lundi midi. L’ailier droit était dans le bus sur le chemin du retour «avec la médaille autour du cou».

Est-ce le plus grand moment de votre carrière?

C’est évidemment le plus grand moment. Depuis l’âge de 11 ans, je joue au hand. Si un jour on m’avait dit que je gagnerais un titre avec Nantes, je n’y aurais pas cru. C’est la récompense de tout un travail fourni, de beaucoup de sacrifices. Mais aussi, de beaucoup de moments de galère personnelle car je n’ai pas toujours été dans les petits papiers. C’est pour des moments comme ça qu’on fait ce métier et qu’on a cette passion. C’est vraiment jouissif.

Vous avez aussi connu la montée en D1 en 2008?

Oui, c’était une sacrée fête, à domicile, avec notre public. Mais, là, c’est un titre! Quand Rock (Feliho) a levé la coupe, tu te dis: “C’est fait, on est enfin dépucelés”.

Vous avez toujours envie de mettre votre carrière entre parenthèses pendant un an pour partir en Amérique du Sud?

Je ne reviendrai pas dessus. Je veux souffler pendant dix mois pour aller voir du pays. Je ne ferme pas la porte au hand. J’aurai 26 ans à mon retour. Je ne serai pas fini. Si un club veut bien de moi, je ne dirai pas “non”.

Vous penserez à ce moment quand vous serez seul à l’étranger?

Quand je serai assis à regarder le paysage magnifique, je penserai à tous ces moments, à tous les mecs avec qui j’ai joué. Je suis tellement fier d’avoir gagné un truc avec ces mecs-là. C’est une putain de bande de potes. Il fallait qu’on se récompense en gagnant quelque chose.

Après le match, vous avez tout de suite pensé aux anciens du club?

Nous, on est là à l’instant présent, mais il ne faut pas oublier tous les gens qui ont travaillé pour faire évoluer ce club. A une époque, le HBCN était au fin fond de la N3. Beaucoup de gens ont su le faire grimper. Je n’oublie pas Fabre, Labarre, Stephant, Mourioux etc... Ils étaient là au début mais ils n’ont pas eu la chance de vivre ce titre. Quand on m’a mis la médaille autour du cou, j’ai pensé à eux.

Ce titre va-t-il décomplexer le HBC Nantes?

Oui, maintenant, mais on sait qu’on peut gagner des finales. On a encore des échéances. Pourquoi ne pas aller chercher une finale à Bercy (1/2 finale de la Coupe de France, dimanche prochain)? On va jouer sans pression car on a rempli nos objectifs.

On vous a vu avec la rage pendant ce match. Ce succès vous tenait beaucoup à cœur personnellement?

J’ai beaucoup galéré depuis quelques années. Je voulais tout donner pour ces mecs, l’équipe et le club. On m’a toujours considéré comme le petit gars du coin. J’espère que j’ai montré que je valais un peu plus que ça.