Saint-Nazaire reprend, Nantes attend

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L'issue du conflit est proche. Les salariés de l'établissement Airbus de Saint-Nazaire (usines de Montoir-de-Bre­tagne et Saint-Nazaire ville) ont décidé hier de suspendre la grève, entamée le 27 avril, soit sept jours ouvrables.

A Nantes, les grévistes, de moins en moins nombreux, ont en revanche voté la reconduite du mouvement. « La coordination des salariés a ouvert le conflit. Il lui revient de le fermer, déclare Yvonnick Guihéneuf, son porte-parole à Saint-Nazaire. On sort de cette lutte la tête haute. Nos revendications, reprises par les organisations syndicales, sont toujours vivantes. Il faut laisser la place aux négociations. » Sur ce site, 75 % du personnel avait repris le travail hier.

Malgré le vote d'aujourd'hui, les employés nantais ne sont plus très loin d'adopter la même position que ceux de Saint-Nazaire : « La grève se poursuit car nous attendons qu'une date soit arrêtée pour la reprise des négociations salariales, explique Joseph Fleury, délégué FO de l'usine de Nantes. La direction devrait nous donner une réponse ce vendredi matin. Je pense donc qu'une sortie unitaire de la grève sera ensuite décidée. Ce conflit était populaire chez les salariés. Il n'a pas été vain puisque tout le monde pourra profiter des efforts consentis par la direction. » « Nous espérons que les salariés nantais se rangeront à l'avis de leurs collègues nazairiens, observe la direction locale du site de Nantes. Si tout rentre dans l'ordre [aujourd'hui], on devrait éviter de mettre les chaînes d'assemblage en péril. Au delà, cela aurait des conséquences graves pour Airbus. On n'a pas besoin de ça en ce moment. »

colère Vexé par le versement de primes très inférieures à l'an passé, le personnel réclamait des primes réévaluées et une hausse de salaire. Une prime exceptionnelle de 500 € assortie d'une hausse salariale de 2,5 % lui a été proposée.